2009 par Blat : découvertes au hasard des routes

Mon année 2009 a été très riche musicalement parlant. Sans doute est-ce dû à mon emménagement dans la capitale ainsi qu’au lancement de Désinvolt qui m’ont permis de faire bien plus de concerts et de découvertes que dans tout le reste de ma vie réunie.

Mieux vaut tard que jamais

Mais qui dit concert, découverte et 2009 dit Ghinzu. Bon d’accord, ces rockeurs belges dépassent maintenant le stade de "découverte de l’année", cependant il aura fallu une rencontre en live [1] pour que je me penche enfin sérieusement sur leur cas. Un coup de foudre. Et oui, comme disait l’autre, quand tout le reste aura été effacé, l’année 2009 restera l’année où je suis tombé amoureux de John Stargasm [2].

Pour continuer dans le domaine belge, je crois que je dois aussi mentionner Hollywood Porn Stars, nouveau groupe découvert sur le tard, mais qui à l’inverse a un peu éméché l’amour que je leur porte depuis que je les ai croisé sur les routes [3].

Et enfin, dans ces coups de cœur à retardement, il y a aussi Monsieur Roux et Les Wampas. Deux groupes dont j’avais rapidement jeté les précédents albums et avec qui je me suis réconcilié grace à leurs derniers opus respectifs : Un été caniculaire [4] et Les Wampas sont la preuve que dieu existe [5].

Au hasard de la route...

Les concerts sont pour moi la meilleure façon de découvrir de nouveaux groupes que se soit en première partie, ou lors de balades hasardeuses lors de festivals.

Je peux ainsi citer The Temper Trap [6] et Hockey [7] découvert lors des Eurockéennes [8], Gush [9] qui faisait la première partie d’Izia [10], George Sound [11] celle de Florent Vintrignier [12], les Local Natives lors du concert de Peter, Bjorn & John [13], ainsi que Black Box Revelation qui chauffait la scène pour Eiffel.

Des petits groupes qui montent et dont on devrait entendre de plus en plus parler les prochaines années.

Mais lors des concerts, la bonne découverte c’est quelque fois l’invité vedette, et récemment c’est ainsi que j’ai été plus que séduit par Siméo ou Nosfell.

Ceux que j’attendais : un peu de top et beaucoup de flop

Bien sur, la musique ne se limite pas à des nouvelles rencontres. Il y a aussi tous nos anciens coups de cœur dont on attend impatiemment des nouvelles.

Commençons avec Placebo et Battle for the sun [14]. Un album pas désagréable mais qui reste bien en dessous des capacités du groupe. Quelques tours sur la platine, retour dans la boite, et on croisera les doigts pour que l’avenir soit un peu plus palpitant.

Le hic, c’est que je peux ressortir ce couplet pour la plupart des sorties que j’attendais cette année : U2 et No line on the horizon, Muse et The Resistance, The Fray et leur album éponyme [15], Howie Day et Sound the alarm [16] ou Our Lady Peace et Burn burn [17]... Une bonne série de déceptions.

Heureusement en face, les Frenchies auront réussi à saisir la perche.

Izia a confirmé tout le bien que je pensais d’elle avec son premier opus éponyme [18] et Eiffel a pu montrer qu’ils n’étaient définitivement par sur la fin avec A tout moment [19]. Deux très bonnes galettes qui ont donné naissance à deux très très très bonnes tournées [20].

Mais 2009, c’était aussi censé être le retour au rock d’un certain Saez. Celui-ci s’est fait en anglais avec A lovers prayer, et dans l’anonymat le plus complet puisque l’album a été publié par une formation appelée Yellow Tricycle et qu’aucune promo ne l’a accompagné. A l’instar des autres sorties anglophones, ce disque qui était sans doute celui que j’attendais le plus, est rapidement retourné dans sa boite et il n’en est plus sorti depuis.

Au final, les sons qui m’auront le plus accompagné au cours de ces 365 derniers jours n’ont pas été ceux que j’aurais pu citer si on m’avait demandé d’imaginer cette année en avance. Les groupes que j’attendais m’ont pour la majorité décu, mais heureusement de très nombreuses découvertes de qualité ont remonté le niveau et donné tout son éclat à 2009.