Le 26 juin 2010, ce jour, ce soir que les nommés « indofans » attendent avec impatience depuis un peu plus d’un an…

Ce compte-rendu ne saura être réellement objectif vu que j’en fais partie.

J’arrive vers 16h30/16h45 aux abords du Stade de France. En bonne groupie sans le sou, je me dirige vers le merchandising, hum, de belles choses… Ma garde robe adopte de ce fait deux nouveaux tee-shirts.

On fait le tour du stade, étant placée en gradin, je peux me permettre de glandouiller et choisir avec attention mon stand de malbouffe.

Dès l’arrivée nous sommes en territoire « indochinois » avec des statues gonflables autours de notre «Manoir» d’un soir.
Le nounours au fusil, l’étendard de la tournée Alice & June est aussi de la partie.

A 17h45, comme prévu les portes s’ouvrent. On prend quand même son temps pour camoufler bouchons et autres appareils photos ! Ça passe, le stade est à moi !
Direction place 27 rang 14 dans le bloc G6. En plein milieu de la rangée…
La scène est assez loin mais les écrans au nombre de 5 vont permettre de bien voir.
Vers 19h une fois le gros des spectateurs entrés ce sont les Wampas qui ouvrent la soirée.
N’ayant jamais vu le groupe, je suis ravie, ils mettent le feu et s’accaparent bien un lieu si immense.
La seconde “première partie” donne place à Miss Kittin, bien que ce genre d’électro soit fait pour danser, ça calme plutôt le public mais la DJette y met du sien et nous arrivons doucement vers le moment fatidique.

Enfin

L’intro se fait alors entendre dès 21 h, les cinq écrans donnent lieu à une rétrospective des précédentes tournées, les intros de Dancetaria, Paradize et Alice et June se suivent et se superposent jusqu’à la dernière…
On voit furtivement l’affiche du stade apparaitre et c’est là que Mister Shoes, Mister Eliard, Mister Boris, Mister Matu et Mister Oli entrent en scène. C’est effervescence, on ne rêve plus, on est dans ce stade devant Indochine !

Go Rimbaud Go c’est parti, Nicola commence la chanson dans les coulisses histoire de faire encore monter la pression, un coup de poing et le voilà qui arrive enfin… Cela saute dans tous les sens, que ce soit en pelouse ou en gradin, jeunes, âgés, bien décidés à soulever le stade.

Les morceaux s’enchainent assez vite, les quasi hymnes Marylin et Little Dolls continuent de faire vibrer la foule.
C’est alors à Play Boy et l’explicite Punker de faire leur apparition.
Petit retour en arrière, avec le Drugstar où tous le monde replonge en adolescence et Miss Paramount.
Arrive le moment des chansons « douces ». Le lac, accompagné par le clip et le traditionnel J’ai demandé à la lune, que Nicola prend plaisir à écouter chanté par le public, souvent décriée et tout de même reprise par tous ces derniers.
Doucement, on entame Atomic Sky… Moment d’émotion, rarement un homme que je ne connais en fait pas ne m’aura autant retourné les tripes.. Suivi de 3ème sexe toujours repris en cœur et de Tes yeux noirs,Dimitri Bodianski (parti du groupe en 1989) et Lou viennent rejoindre le groupe sur scène.

Nous revenons aux années 2000, avec Un ange à ma table, on regrette l’absence de Suzanne ComboAlice et June avec toujours autant de ratés dans le texte ^^. S’enchaine après Popstitute le Météor Club, medley comprenant la reprise You spin me around, Canary Bay, les Tzars, Des fleurs pour Salinger et Adora.
Vient le moment des amoureux, avec Le Baiser, une fille aura l’honneur d’avoir un calinou de Nicola.. Grr… Passons du bisou à des étreintes torrides avec Trois nuits par semaine, le stade a vraiment des airs de boites de nuit…

Et puis, les instruments sont déplacés tout au bout de l’avancée, pour le set acoustique. En commençant par Le Grand Soir (l’un de mes coups de cœur sur le dernier album) s’ensuit Salombo… Et une qui avait disparu de la track-list depuis longtemps : Monté Christo ! Visiblement Nicola toujours étonné que tout (ou presque tout) le public connaisse les chansons des 80’s. Pour tester notre mémoire ils enchainent avec Kao Bang. Il y a quelques temps, un sondage avait été mis sur le net pour savoir quelle chanson nous voulions absolument entendre au stade, alors j’avais voté pour une peu connue, peu entendue et résultat… C’est She night qui a été choisie sans trop de surprise. Je sais pas si cela a ravi Nicola avec le mal qu’il peut avoir à la chanter.. Comme l’impression qu’elle a été « vite faite » pour passer à autre chose. Ce qui n’enlève rien à la symbolique du dernier morceau écrit par Stéphane.
Pour terminer la partie acoustique, c’est Electrastar qui résonne.

Retour sur la scène principale, les briquets c’est dépassé, Nicola demande à tous de lever nos portables pour La Lettre de métal.

Avec une longue « intro » L’aventurier, l’incontournable, celle qui a fait naitre Indochine en 1981 fait trembler les lieux.
Le show se termine sur le titre Dernier Jour, une fin un peu brutale il faut l’avouer.
Tout au long du concert, le chanteur n’aura de cesse de remercier le public venu du Canada, de Norvège et autres…

Les quelques critiques à faire sur ce concert annoncé comme « historique » seraient une track list un peu « trop » classique, j’aurai aimé plus d’anciennes chansons, mais bon, nous sommes dans le Météor Tour donc privilégions le dernier album. Et peu de surprises…
Cela dit, tout était réuni pour un moment inoubliable. Malgré la grandeur des lieux la « communion » est réussie entre les « indofans » et le groupe. Et puisqu’il y a le droit de dire des gros mots dans les stades maintenant..

Difficile de mettre plus de mots, plus de détails, sur ce que j’ai ressenti sur un tel évènement avec l’un de mes groupes favoris. On a du mal à croire qu’on y est enfin au début, et à la sortie, du mal à faire le point…

En bref, soirée inoubliable, groupe inoubliable.

« On le refera », promesse faite Nicola ?