Pour cette deuxième virée parisienne pour Désinvolt, j’avais choisi un groupe dont j’avais souvent entendu parler sans m’y intéresser plus que ça, mais dont je soupçonnais le potentiel festif et généreux sur scène. Mon Côté Punk, c’est une formation de potes protéiforme autour de Mourad de la Rue Kétanou, autant métissée, si ce n’est plus, et c’est un euphémisme. Je me suis donc retrouvé dans la file devant le Café de la Danse sans attente particulière, si ce n’est celle d’une soirée que j’imaginais colorée d’influences arabes, marseillaises, nordistes et gitanes.

Le Café de la Danse, c’est une chouette salle, près de Bastille, ancien dépôt, l’ambiance y est décontractée. Mourad traine entre les rangs d’un public plutôt clairsemé, tape la bise et serre des mains. Je me positionne tant bien que mal car c’est aussi ma première accréditation photo, pour laquelle j’ai pas mal la pression (je vous laisse découvrir le résultat par vous-mêmes).

La première partie, qui aura un peu tardé à venir (ça m’apprendra à être toujours en avance), est de toute évidence un des potes de la bande, qui oubliera de nous dire son nom (heureusement il y a internet, et ce chanteur fort sympa s’appelle Alee). Seul à la guitare, il joue de la chanson française inspirée de son bled breton, comme il dit, avec un fort accent d’Afrique du Nord. Le public, conquis par des paroles bien senties en toute simplicité, est chaleureux. L’album de ce chanteur à suivre sort au printemps prochain (par ici).

Puis c’est au tour de Mon Côté Punk. Comme je vous l’ai dit, difficile pour moi de reconnaître des chansons que je ne connais pas et qui plus est sortent de leur nouvel album (Les Passeports, sorti le 7 Novembre dernier). Cela dit, heureusement que je ne suis pas loin du guitariste pour pomper les titres sur la feuille de set. En plus, je me concentre sur les photos, la lumière de concert jamais évidente à gérer et un public toujours chaleureux (oui, je suis un garçon et un garçon ça a du mal à se concentrer sur plusieurs choses en même temps, qu’on se le dise !). Dès la première chanson, je comprends leur côté “Punk”, main dressée sur la tête en guise de crête : c’est beaucoup plus électrique que ce à quoi nous avait habitué la Rue Két’, et ça envoie sévère dans les cages à miel… pour un temps. Métissé j’avais dit : en effet, les chansons qui se suivent ne se ressemblent pas, les trois chanteurs alternent pour distiller des opus aux accents du Sud, tantôt ironiques (Les Mouches), tantôt pesants et revendicatifs (CPE). Car oui, pas moins de trois voix composent le groupe et donnent du corps à l’ensemble. Le groupe alterne les morceaux électriques et acoustiques, ponctués d’un violon virevoltant mené de main de maitresse par la jolie violoniste, et des accompagnements de flûte de la non moins jolie chanteuse. La rythmique, batterie et percus, est impeccable. Merci d’ailleurs à la petite dame du public qui m’a fait remarquer la virtuosité du batteur et m’a dit que si je faisais des plans sympas, elle me filerait son mail (j’attends toujours !).

La moitié du concert est passée quand les amis arrivent sur scène, Loïc Lantoine et sa voix rocailleuse pour un Jean Latouraine drôle à souhaits, puis Madjid Ziouane et d’autres pour une fin en apothéose sur Youssef avec tout le monde, puis Le Nord, hymne résolument hommage à la patrie d’adoption de Mourad. Métissé je vous avais dit ? Plus que ça, un exemple de tolérance et d’échange joyeux comme on aimerait en voir tellement plus souvent.

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