A défaut de pouvoir être un indoreporter « officiel » sur la tournée Black City Tour d’Indochine, je me décide à rédiger un report multi-live à ma sauce.

Au départ, je n’étais pas très chaude pour en faire un, au vu de mes déjà nombreuses publications concernant la bande à Nicola, mais cette tournée mérite tout de même une trace sur Désinvolt ! Les 27 et 28 juin 2014, deux concerts d’Indochine ont eu lieu au Stade de France.

A la fin de L’aventurier  en 2010, Nicola avait dit « on le refera », voilà quelqu’un qui tient ses promesses !

Black City Tour 2013

Mais avant tout, un flash-back sur la tournée qui a illustré l’album Black City Parade (sorti le 11 février 2013). Celle-là a commencé en février 2013 avec le Black City Tour 1 plus souvent réduit à « BCT 1 ». Je prends part à la tournée le 23 mars à Brest au parc de Penfeld, la salle de mon premier gros concert en 2002. J’avoue que j’étais motivée mais sans plus, d’autant que mes amis étaient ce même jour à Strasbourg pour un autre artiste captivant tout autant mon attention, je vous laisse deviner lequel 😉

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L’attente se fait sur une sorte de terrain vague en plein soleil, c’est d’ailleurs le seul jour du printemps 2013 où l’on a pu enlever nos gilets. Après avoir passé la sécurité, nous sommes rassemblés par groupes de 15/20 personnes et suivons un vigile jusqu’aux portes de la salle. Assez comique comme façon de faire mais nécessaire tant l’indofan peut être pressé et irrespectueux, ça refroidit bien des ardeurs ! Plutôt bien placée, au second rang, sur le BCT 1 la scène a une forme un peu ovale, plutôt bien joué quand on est coincé sur le côté ! En première partie c’est Pendentif. Le concert est bon, des anciens titres ce que j’ai beaucoup apprécié (Punishment Park, La nuit des fées) et un groupe assez détendu, cependant je trouve le public un peu terne, même sur les traditionnelles survoltées Trois nuits par semaine  et L’aventurier. Il y aura le classique tombé de rideau, des gros ballons fluos pour que la fosse s’amuse, un Nicola monté sur ressorts. Le show se termine entre 23h et 23h30, ça s’est bien rafraîchi et j’ai deux heures de route alors je ne traîne pas.

indosigne2Indochine a boudé Rennes durant tout le BCT 1 mais pas la Bretagne. Après Brest, je me retrouve à Lorient le 29 mars (et là le printemps s’est transformé en hiver glacial). Cette salle des expositions est peu utilisée pour les concerts, surtout conséquents comme celui-là, mais Nicola est attaché à la région, Marco (le bassiste) est également du coin alors ce lieu est presque naturel pour eux. Arrivée un peu avant 14h et gelée de la tête aux pieds, je ne sais pas comment j’ai réussi à chopper une place au premier rang mais ça va être chouette pour les photos, cette fois la première partie s’appelle Klink Clock mais Bruno vous en a déjà parlé ! L’ambiance était clairement plus au rendez-vous qu’à Brest ! La setlist sera la même avec Mémoria, College Boy ou encore Le dernier bal pour mettre en avant le dernier album… Cette répétition des setlists est bien le seul reproche qu’on peut faire au groupe qui y met du sien mais cela est valable tous les autres groupes de cet envergure, peu de place à l’improvisation. Cependant le groupe prend de l’âge et même s’il le camoufle bien, le temps qui passe se lit sur le visage de Nicola. Il est possible que les futures tournées puissent se compter sur les doigts d’une seule main, alors il faut en profiter.

Et puis vient le temps du BCT 2, je ferais juste le 24 octobre 2013, le concert se déroulant à Nantes. La scène est légèrement modifiée, une avancée a fait son apparition. Et le gros plus de ce tour 2, des rideaux/écrans formant un cercle au-dessus d’une bonne partie de la fosse selon les morceaux joués. La première partie est la même qu’à Lorient, ce qui n’est pas pour me déplaire. La set list est légèrement modifiée, Kissing my song, Le manoir, Pink Water se font entendre. Monsieur Nicola Sirkis annonce alors un BCT 3 avec une étape par Nantes encore. C’est noté monsieur, on sera présent !

Black City Tour 2014

indosigne5Effectivement peu de temps après, les dates du BCT 3 tombent. Ce sera Dijon le 15 mars et Nantes le 23 mars 2014. Le gros bémol de ce BCT 3, c’est qu’il ressemble de trop au BCT 2, malgré les rajouts de Un jour dans notre vie, Mao Boy ou encore A l’assaut. Est-ce une sorte de grande répétition avant le stade ?

Mais définitivement le concert de Dijon 2014 est de loin le plus chaud et avec Crash Me accompagné du clip, je ne pouvais rêver mieux.

Deux jours au Stade de France

Nous sommes maintenant fin juin, et c’est avec plaisir que je reviens de Paris et de ces fameux concerts au Stade de France. Encore une fois, mes photos sont lamentables, mais qu’importe, le principal est dans la tête. Durant les deux soirs, il y aura deux premières parties.

Après une agréable journée sous le soleil de Paris, je pénètre dans le « SDF ». Les horaires sont précis et c’est à 19h tapantes que les Toybloïd entrent en scène (le vendredi et le samedi). J’avais eu l’occasion de les voir pour le dernier Bercy Indochinois en 2010 et j’avais peu apprécié. En quelques années leur musique paraît moins brouillon tout en restant accrochante et mademoiselle Lou semble mieux gérer sa voix. A la voir tenir la scène, difficile d’imaginer ce qu’il se passe dans la tête de la jeune femme car ces deux soirs sont aussi ceux de Stéphane, son père parti bien trop tôt.

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Toybloïd – Lou

Après le passage très rock des Toybloïd le vendredi, nous avons eu le droit à Trust, non pas le célèbre Antisocial, mais un groupe nous venant de Montréal, un cocktail électro-pop assez planant mais qui fait retomber l’ambiance. Le samedi, Hollisiz, le groupe de Cécile Cassel, a la difficile tâche de jouer tout comme les Toybloïd sous une pluie incessante, pari plutôt réussi pour ce groupe qui est à l’affiche de bon nombre de festivals cet été.

21h, nous entrons dans le vif du sujet. Entrée simple mais clairement efficace des boys par la fosse. D’ailleurs, Nicola ayant, je pense, des tendances suicidaires, s’offrira des bains de foule à différents moments des deux concerts.

J’avais peur que les concerts au SDF soient une redite du BCT 2/3. Mais tout cela est déjà loin. Même si beaucoup de titres comme College Boy, Le fond de l’air est rouge, Memoria, Traffic girl… issus du dernier album sont joués, l’opus Paradize se fait une belle place avec les indétrônables Marilyn, Mao Boy, Le Grand Secret ou encore Dunkerque (joué uniquement le vendredi).

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Nicola, qui quoi qu’on en dise reste quelqu’un d’assez simple, avoue avoir volé à ses 15 ans pour assister à un concert d’un chanteur assis dans les tribunes du Stade. C’est là qu’il tente de jouer au piano (qui n’est vraiment pas son instrument de prédilection) un bout de sa reprise de l’Hexagone de Renaud.olistade

N’oubliant pas que le groupe a plus de 30 ans d’existence, et que bien avant l’époque Paradize, de très bons morceaux ont vu le jour, résonne dans le stade Kissing my song, Tes yeux noirs tout comme le mythique (si mythique que jen’aurais pas besoin de le mentionner)  Trois nuits par semaine.

Entre le vendredi et le samedi, des différences dans la setlist apparaissent, certains titres sont joués et d’autres non, par exemple Un jour dans notre vie, Dunkerque ou encore Alice et June.  Comme durant les tours précédents, plusieurs morceaux sont rassemblés dans un « black city club », ainsi s’enchaînent à la vitesse de la lumière Canary Bay, Des fleurs pour Salinger, Paradize, Satellite, 3e sexe et un bout de Black City Parade, le Stade de France prenant alors des allures de boite de nuit !

Mention spéciale à la danseuse étoile sur le titre Wuppertal, exécutant une très jolie chorégraphie (similaire à celle sur les écrans du BCT2 et 3) et tout particulièrement le samedi où la scène ressemblait à une piscine, chapeau bas à Alice Renavand.

Durant ces deux soirs, il n’y aura pas eu d’autres invités. Indochine et rien d’autre. Ah si, les feux d’artifice ! De petits essais pyrotechniques et le feu d’artifice final couvrant tout l’ovale du stade introduisent la chanson finale : l’Aventurier.

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L’au-revoir avec le groupe a été assez « rapide », mais en toute objectivité quelles soirées ! Quel beau stade ! Indochine a cette manière de me rattraper quand je semble vouloir m’éloigner du groupe et de toute cette frénésie malsaine autour d’eux. On pourra dire ce qu’on voudra, mais je crois que Nicola est sincère quand il remercie son public, en tout cas l’émotion est palpable.

Et puis quel bel hommage à Stéphane avec sa fille aux commandes de la première partie et les deux titres qu’on peut dire « en sa mémoire », Electrastar et Atomik Sky. Et pour finir l’Aventurier. Comme pour signer la fin prochaine d’une belle aventure ?

Mais Nicola qui tient ses promesses, nous dit que rien ne les arrêtera et nous dit à l’année prochaine.  Alors, à l’année prochaine Nico, Boris, Marco, Oli, Mister Shoes et Matu !

 

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