Macklemore a ouvert lundi 26 octobre, à la 3Arena de Dublin, sa tournée « Free Palestine », dont les recettes iront à des organisations d’aide aux Palestiniens. Restent deux dates : l’Accor Arena de Paris, jeudi 29 octobre, et Londres. Les trois concerts sont complets.
Dublin, Paris, Londres : les trois dates de la tournée
Annoncée en septembre, la tournée compte trois concerts européens, tous en aréna. Le rappeur l’a montée en peu de temps et a promis d’autres dates, sans les détailler à ce stade.
- Lundi 26 octobre : Dublin (Irlande), 3Arena, complet (concert passé).
- Jeudi 29 octobre : Paris, Accor Arena (XIIe arrondissement), à guichets fermés, un mois à peine après l’annonce.
- Londres : une aréna, date non précisée dans les comptes rendus disponibles, elle aussi complète.
Billetterie : plus aucune place n’est donc proposée pour Paris ni pour Londres, et les tarifs n’apparaissent pas dans les informations relayées par la presse. Avant l’Europe, Macklemore se produisait jeudi 22 octobre à Red Rocks, l’amphithéâtre naturel du Colorado.
Côté recettes, le produit des concerts servira à financer des organisations venant en aide à la population palestinienne. Le rappeur a aussi annoncé donner à la même cause le million de dollars gagné en tant que première partie d’Ed Sheeran.
À Dublin, Hozier, Kneecap et Beoga sur scène
La soirée irlandaise était présentée sous l’intitulé « Macklemore and Friends », sans aucun invité dévoilé à l’avance. Trois formations locales ont joué : Hozier, le trio de Belfast Kneecap et Beoga, le groupe folk qui accompagnait Ed Sheeran avant de le quitter par solidarité avec le rappeur. Hozier a chanté la ballade traditionnelle « The Prayer Of Shields », pendant qu’un QR code renvoyait vers une pétition pour accélérer les visas de 55 étudiants palestiniens dont les bourses sont déjà accordées.
Avant l’arrivée de Macklemore, des messages vidéo de Mark Ruffalo et de Julian Casablancas, chanteur des Strokes, ont été projetés sur les écrans, tout comme ceux de Cynthia Nixon, Ilana Glazer et Natasha Rothwell. L’acteur Liam Cunningham et les militants Nadia Greenspan et Samir Eskanda ont pris la parole sur place. Tones and I, Mary Lambert et M1, membre de dead prez, figuraient aussi parmi les invités.
Macklemore a ensuite enchaîné ses succès et ses chansons de protestation récentes. Toute sa démarche, a-t-il expliqué au public, est partie de « deux mots » : free Palestine.
L’éviction de la tournée d’Ed Sheeran à l’origine du projet
Le rappeur avait été écarté des dates américaines du « Loop Tour » d’Ed Sheeran après avoir affiché sur scène son soutien aux Palestiniens. Ed Sheeran a assuré que la décision venait des organisateurs et non de lui, et a jugé la situation à Gaza « injustifiable et disproportionnée ». Quatre autres artistes prévus en première partie ont quitté l’affiche pour soutenir Macklemore.
À Dublin, le rappeur s’est dit « époustouflé » et s’est félicité que deux concerts prévus au MetLife Stadium de New York se soient transformés en une tournée à part entière. Un membre de Kneecap a, lui, remercié Ed Sheeran « d’avoir organisé ce concert ». Lors de l’annonce en septembre, Macklemore estimait qu’être apolitique pendant un génocide « ne fonctionne plus ».
De « The Heist » aux chansons engagées
Macklemore, 43 ans, est originaire de l’État de Washington. Il s’est fait connaître au début des années 2010 en duo avec le producteur Ryan Lewis. Leur album « The Heist » contenait « Thrift Shop » et « Can’t Hold Us », deux numéros un du Billboard Hot 100 qui cumulent 5 milliards d’écoutes sur Spotify.
Une quinzaine d’années après, la tournée « Free Palestine » associe ces tubes de fête à un répertoire de protestation plus récent. À Dublin, ces deux registres ont côtoyé les discours militants sur la même scène.
Photo : Nathan Fabry, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons (recadrée)
