Ce mardi 11 décembre se déroulait le concert de Saez au Bataclan de Paris. Celui-ci clôt une tournée des petites salles de Nancy à Aix en Provence, en passant par Brest ou encore Lausanne.

Sur cette tournée, j’ai eu l’occasion de pouvoir faire deux autres dates (Brest et Le Mans). Tournée toute particulière pour moi et beaucoup d’autres petits saeziens. Dix  ans à essayer de le suivre en concert avec les moyens du bord. Dix ans de mise en haleine à chaque date “viendra, viendra pas ? humeur joviale ou de bouledogue ?” et aussi mais surtout dix ans de magie des rencontres, de plaisir de se retrouver “entre potes de presque toujours” dans une brasserie trouvée au hasard des concerts.

Bon concert mais…

Le concert doit commencer à 20h/20h15 pétante selon Alias (le tourneur de Saez), et aussi incroyable que cela puisse paraître l’horaire est respecté. Cela cache-t-il un concert un peu plus long ? Des inédits ?

Le set démarre doucement, avec la partie acoustique et en premier lieu  Embrasons-nous, bien sympa dans cette version, mais je regrette la version rock des Victoires de la Musique. Les morceaux s’enchaînent assez vite,  Les meurtrièresRois demainLe bal des lycées (un de mes coups de cœur en version studio, qui se confirme sur scène). Cependant, le Damien semble un peu ailleurs. Punaise tu as tout le Bataclan pour toi Damien ! La partie acoustique s’achève avec les toujours sublimes Jours étranges, St Petersbourg , J’veux qu’on baise sur ma tombe : il n’y a pas à dire, même si j’apprécie beaucoup le dernier album, ces trois-là font partie de mes chansons préférées !

Les premières notes de Messine résonnent et les envies de sautiller me démangent, vite les guitares !

Sur Fin des mondes et la fameuse Betty, des gradins, je remarque une jolie petite foule qui bouge dans la fosse, ça fait plaisir, mais il est vrai que l’ambiance n’est pas aussi survoltée qu’un certain premier décembre au Mans. Suivent Ma petite couturière, qui est toujours aussi efficace, et la désormais classique Marguerite, agréable dans cette version rock.

Pour le premier rappel, on entend s’élever le son planant d’Into the wild et Marie se couple à merveille à Marie ou Marilyn. Nous revoilà en 2002 avec Fils de France qui pour rester dans le ton est suivi d’un speech “à la Damien“, qui exulte sa rage et sa nervosité, je l’aime quand il est à fond dans ses convictions, mais certaines personnes pourraient se sentir directement visées, ne pas tomber dans l’excès serait pas mal… Tout ceci est suivi logiquement de J’accuse.

La pression redescend peu à peu, Tu y crois en guise de second rappel, son traditionnel “Rentrez bien” et nous finissons par sa chanson la plus personnelle  Châtillon-sur-Seine. Ce morceau prend tout son sens tant Damien semble à fleur de peau quand il la joue.

Fini, le concert est fini. Nous nous dirigeons vers la sortie, en me retournant je l’aperçois nous regarder partir. Bien qu’ayant apprécié ce live, bon musicalement parlant, j’ai trouvé l’acteur du jour un peu en retrait (même si un peu communicatif), plutôt énervé, mais toujours aussi sûr de lui (treize années sans publicité -ou si peu-, sans se vendre à des émissions manquant de saveur). Peut-être qu’à trop idéaliser la “date à Paris” se contenter d’un simple live de l’album Messina est trop juste. Peut-être que toi Damien, tu n’as pas donné le meilleur. Mais tout n’est pas perdu, rendez-vous pour ma part le 26 mars, le 9 avril et bien évidemment les 18 et 19 avril prochain cher Saez !

 

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