En ce long weekend du 8 mai, se tenait la première édition du festival CircaSismic à Besançon. Le pari était un peu fou : mêler, deux soirs durant, le cirque et la musique. Et pourtant… ça fonctionne plutôt bien.
Arrivée vers 19 h sur les lieux, en plein cœur de Besançon, je n’ai qu’à promener les yeux autour de moi pour me trouver complètement dépaysée. La décoration du site complet est à la sauce steampunk, ça vous pose une ambiance tout de suite. Les scènes ? Des chapiteaux. Les bénévoles ? Tout droit sortis d’un mélange entre 20 000 lieues sous les mers et Mad Max. L’avantage, c’est qu’avec des costumes comme ça, ils sont faciles à repérer.
Je me mets dans le bain avec Gull, homme-orchestre portant un masque improbable (et un peu flippant), qui malgré la chaleur toute relative du chapiteau sous lequel il s’est installé (on s’est pris des trombes d’eau sur la tronche un peu plus tôt dans l’après-midi et le fond de l’air est plutôt frais) est en short et T-shirt. Il faut dire que la musique qu’il propose, c’est du lourd. C’est rock, puissant, tribal, presque chamanique par moments. Que de l’instrumental, et même moi qui n’en raffole pas en général, j’ai été séduite. Une belle découverte !
Dernier spectacle auquel j’assisterai ce soir, le spectacle Furieuse tendresse, de la compagnie Cirque exalté. Mêlant arts du cirque et rock, les trois compères nous ont offert un beau moment d’humour et de poésie, avec du jonglage, du trapèze et de l’échelle qui marche (si si), le tout sur une bande-son du tonnerre où l’on retrouve Patti Smith, Nirvana et consorts. Un numéro brillant, assez impossible à raconter, donc je n’aurais qu’un seul conseil : s’ils passent par chez vous, n’hésitez pas !
CircaSismic, c’est un festival prometteur auquel j’ai été ravie d’assister, et j’espère qu’il y aura une seconde édition (et ça, vu les baisses de subventions artistiques, c’est pas gagné…) !
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