J’étais comme un petit fou le jour où j’ai découvert que Metric passait sur Paris le 26 mai. Faut dire que j’ai failli rater l’info tant la promo autour de cet événement a été faible. Du coup, même si ça impliquait de rater pour la seconde fois le concert parisien de The Temper Trap, j’ai foncé acheter mes places de peur de me retrouver devant la porte le jour J.

Quand arrive enfin ce 26 mai, c’est avec l’excitation d’un gamin sur le chemin de Disneyland que je me dirige vers la Cigale. Comme je l’avais imaginé, Metric a très facilement rempli la salle qui affiche “sold out”. A mon arrivée, la première partie a déjà commencé, et il est déjà difficile de se frayer un chemin dans la foule. Ça change de mes concerts précédents où tant que le groupe en tête d’affiche n’était pas là on se retrouvait à 20 en fosse. Il faut croire que je ne suis pas le seul à être impatient de voir Emily Haines sur une scène !

Trouvant finalement une place au balcon, je peux assister tranquillement à la fin du set de Pollux From Rio qui assure la première partie. Je ne sais pas si c’est parce que Emily Haines hantait déjà mes pensées, mais je n’ai que peu accroché au rock trop pop/electro à mon goût de Pollux From Rio. Pas désagréable en soi, mais rien qui n’a éveillé ma curiosité. Quelques morceaux plus loin, le groupe quitte la scène et les roadies passent à l’action. Le grand moment approche !

Quelques (très) longues minutes plus tard, Metric envahit la scène de la Cigale. Le concert débute calmement avec Twilight galaxy, et la douce voix d’Emily Haines m’emporte avec elle. Les choses s’accélèrent petit à petit. Tout d’abord avec Satellite mind puis avec Font row. Il faudra cependant attendre Help me I’m alive pour entrer dans le vif du sujet. La foule hurle, les poings sont levés, dans la fosse on s’agite et on saute dans tous les sens, les choses sérieuses peuvent commencer, et ce n’est pas avec Empty que ça va se calmer !

Il faut noter que dans la salle, la chaleur est pesante, limite insupportable, mais que ne ferait-on pas pour une si belle blonde ? Alors on redouble d’effort, et on s’agite encore plus, et tant pis si l’on dégouline de sueur. Sur scène, Emily a des allures d’ange. Dans sa jupette grise à paillette, elle virevolte et rebondit elle aussi, avec une légèreté et dextérité impressionnantes. Si j’étais mauvaise langue, je dirais que c’est en partie grâce au ventilateur qui soulève ses cheveux, mais comme on aime me le répéter : les filles, c’est des princesses, ça ne transpire pas !

On continue avec Gold guns girls, puis Gimmie sympathie, sans doute la plus belle chanson de Metric. Et là, dans cette salle comble, il n’y a qu’à se laisser porter par les notes. L’instant est magique. Mais pas le temps de se laisser aller, les choses s’enchainent : Sick muse, puis Dead disco On jette nos dernières forces dans quelques pogos, certains se sentent encore assez chauds pour tenter de slammer, Emily nous invite à chanter (ou plutôt hurler) avec elle, et Stadium love débarque en guise de final.

Le groupe quitte la scène, mais bien évidement on ne compte pas en rester là. De tous les côtés on crie et applaudit pour réclamer un rappel. Nos prières seront exaucées, et oui, on ne peut pas partir sans avoir entendu Monster hospital ! La conclusion sera acoustique avec Combat baby qu’Emily chante accompagnée uniquement de Jimmy Shaw à la guitare. Sur les dernières notes, tout le public se lève pour saluer la prestation du groupe. Les hurlements et les applaudissements résonnent entre les murs de la Cigale, si bien qu’Emily semble réellement touchée d’une telle démonstration. Joshua Winstead et Joules Scott-Key rejoignent le duo pour un dernier signe de la main, puis tous ensemble ils quittent à nouveau la scène, et cette fois, on aura beau crier, ils ne reviendront pas.

Il ne reste alors qu’à rentrer à la maison, heureux et comblé, le sourire aux lèvres et des étoiles pleins les yeux…

Photos © Robert Gil.

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