En ce mardi 17 mars Fauve était au Casino de Paris. La foule se compose d’un public varié, des collégiennes ultra sapées côtoient des quadras sur le retour et des adulescents de 27 ans bientôt 28, qui auraient pu illustrer chacune des chansons de ce soir. Une petite foule hétérogène et joyeuse.

La première partie est assurée par Radio Elvis, mélange chaotique de rock amoureux et de voix rauque. Ils bénéficient d’une très belle mise en lumière, assurée par la nouvelle recrue de la tournée de Fauve, âgée d’à peine 22 ans. Par contre, il faut souligner un gros bémol sur le son, assez désagréable. Les basses couvrent la voix du chanteur et les aigus font siffler les “s”. Un peu dommage pour une salle comme le Casino de Paris.

Fauve entre sur scène bien remonté. Les guitares sont rock, rapeuses et grinçantes. Ils ouvrent leur concert en jetant au public Sous Les Arcades, Nuits Fauves et Voyou, à un rythme effréné. Ils sont bien là et veulent nous le prouver. Ils nous attendent au tournant et insistent pour qu’on les suive et qu’on garde le cap.

Le décor est composé de télévisions empilées au hasard qui diffusent des animations vidéo, reprises ou soutenues par les vidéos projetées sur le rideau de chaînes en fond de salle. Le chanteur hyperactif parcourt la scène dans des va-et-viens cycliques et tendus.

Le rythme se calme un peu avec Infirmière. Le collectif nous offre une très jolie version de 4000 îles, dont le refrain est repris par un public qui en connait chacune des intonations. Une vraie bulle d’air mélodique. On enchaîne avec Vieux Frères et Tallulah. Le chanteur secoue le public et nous garde en alerte en hurlant : “Dansez n’importe comment!”, tout en secouant son corps de façon épileptique.

On poursuit avec TRW à grands renforts de cris suivi d’un Haut Les Coeurs doux et apaisant, chanté la clope à la main. Il l’allume pour Azulejos juste avant que retentissent les guitares lancinantes du puissant Loterie. Morceau fort, incisif et émouvant, ode à la reconnaissance et à l’espoir, merveilleux dans sa quête d’utopie. Parafine nous soulève du sol avec ses chœurs presque sépulcraux, tandis que Cock Music Smart Music fait rugir des guitares intensément rock. Le set se termine avec un furieux et revendicatif Blizzard, pour lequel la foule lève bien haut son majeur, dans un refrain jouissif.

Fauve achève d’exciter une jeunesse en manque de mots sur un rappel riche avec Nous sommes de ceux, Bermudes et Kané. Le concert n’aurait pas été complet sans le magnifique Hautes Lumières qui vient clore cette effusion de mots, de gestes et d’énergie. Le public entonne, a capella, le refrain d’un morceau déjà culte. Fauve tient cette jeunesse entre ses doigts, lui donne de la voix et propose une bande originale à ses émois. A part le son, ce fut un joli concert pour un joli groupe.

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