Comme vous l’aurez compris avec cette semaine spéciale Eiffel, la rédaction de Désinvolt compte dans ses rangs quelques inconditionnels groupis (oui oui au masculin) du groupe du presque Cantesque Romain Humeau. Ce samedi nous avons donc décidé, une fois n’est pas coutume, de laisser parler la fan-attitude. Blat, Simo et Castor, qui trépignent en attendant ce 5 Octobre, nous racontent leur rencontre avec l’univers d’Eiffel. Séquence en noir et blanc, souvenirs souvenirs… Eiffel, découverte et coup de foudre.

  • Blat:

    J’ai découvert Eiffel en 2003. A l’époque du 1/4 d’heure des ahuris. J’ai vaguement écouté l’album, concentrant mon attention sur Au néant.
    J’ai re-découvert Eiffel en 2007 avec l’énorme Tandoori, un des albums que j’ai du le plus écouter dans ma vie. Puis je les ai vu en concert au Nikaia la même année. Un putain de bon moment rock.
    Pourtant, aussi stupide que se soit, je ne suis réellement tombé amoureux du groupe que le jour où je me suis décidé à enfin passer sur leur site internet. J’y ai découvert des artistes humains, proches de leur public. Des artistes engagés, et toujours simples. Toutes ces choses si anodines, mais qui font tellement défaut à la plupart des autres artistes…
    Ce jour là, je suis devenu réellement fan d’Eiffel. De leur musique, mais aussi des hommes et femmes qui se cachent derrière.

  • Simo:

    Lorsque je demande si on connait le groupe Eiffel, en général, on me cite leur chanson connue “Les yeux fermés”, “Te revoir”, ou “T’as tout tu profites de rien”. Et c’est tout. 3 chansons et puis c’est tout, et le reste ? ça m’avait m’agacé plus d’une fois que ce groupe n’ai pas la reconnaissance qu’il mérite dans le rock français alors que c’est un peu (et pour ne pas dire “surtout”) grâce à eux que je me suis réconcilié avec le rock made in France et repris ce plaisir de réentendre quelques rifs rock saucés avec des mots français, oui monsieur j’ai bien dis français !
    Tout avait commencé par un hasard. Comme dans un film digne des productions de Hollywood : un paumé au cœur vagabond, une belle héroïne blonde siliconée qui ici sera joué par un groupe inconnu des mélomanes que je fréquentais à l’époque, et puis le lieu, un disquaire qui ramenait des skeuds en provenance de Babylon pour la modique somme de 500 balles.

    J’ai découvert Eiffel grâce à ce disquaire, avec l’album “le 1/4 d’heure des ahuris”. Manque de bol, y avait plus à l’époque “Plein air” de Dolly, quand soudain une vibration retentit du comptoir “tiens, écoute ça, à ce qu’il parait ça envoi aussi bien qu’un Teyssot qui a la rage des dents” (t’imagines déjà Serge Teyssot jouait avec ses dents ?). Et là ça a été une révélation du premier au dernier morceau.

    Quelques années plus tard, place à mes premiers concerts du groupe, où juste la présence de Romain Humeau m’a fait prendre une claque monstrueuse, je ne pensais pas qu’on pouvait donner autant en concert avec ces chansons absolument bouleversantes de sincérité et de poésie.

    Je me souviens c’était presque hier … en février 2003. Aujourd’hui, 6 ans après, je dois beaucoup à ce groupe qui me transporta vers ailleurs en seulement 1/4 d’heure.

  • Castor:

    Lyon. 7h15. Je me souviens de cette journée de mai 2003. Il pleuvait des cordes, le ciel était sombre, la nuit bien mauvaise. Je me souviens avoir allumé la radio les yeux fermés, les pensées dans le vague. Je découvrais ce jour-là un groupe et une chanson phare, à la mélodie entraînante, Tu vois loin. Eiffel illumina cette journée en déviances, envoyant la mauvaise humeur au néant, en quelques sortes. 7h30. J’étais devenu un ahuri, en un quart d’heure.

    Paris. Minuit. Une à une je dissèque et je savoure les titres du groupe, transporté comme si rien n’était pour de vrai. Eiffel c’était mon groupe du moment, celui qui surpassait tous les autres, le bigger than the biggest. Dispersé dans mes pensées, je me disais que si l’opium du peuple pouvait être la sensibilité de Romain Humeau, ça serait Shalom dans le coeur des hommes, et adieu à nos parts d’ombres . Hélas, avec des si, on referait le monde. Fuck me tender, love me Tandoori.

Pour cloturer, ou plutôt pour poursuivre en musique ces bons souvenirs, Désinvolt vous fait tourner sa playlist spéciale Eiffel et parfaitement subjective… En boucle jusqu’à Lundi!

  • Au néant
  • Tandoori
  • Gnomes on my back
  • Saoul
  • Je voudrais pas crever
  • Tes vanités
  • Bigger than the biggest
  • Te revoir
  • Oh toi
  • Beauté du diable
  • L’éternité de l’instant
  • Inverse moi
  • L’opium du peuple