A-t-on vraiment besoin de présenter Gorillaz ? Les deux artistes à l’origine du groupe sont Damon Albarn (le chanteur de Blur) et Jamie Hewlett, cependant le groupe compte 8 artistes au total. Leur style musical est un mix entre hip hop, trip hop et dub. Après six albums et bon nombre de tournées, Gorillaz annonce la fin du groupe, fixée après la tournée de Plastic Beach en 2010. Mais Gorillaz ne pouvait pas abandonner des fans restant sur leur faim et décident de sortir un ultime album unique en son genre.

Nommé The Fall, l’album est en écoute gratuite sur le site du groupe. Celui-ci a entièrement été enregistré via un Ipad et un MacBook Pro. Un peu de publicité pour Apple au passage, vous n’aviez rien vu venir ?
Il a été réalisé par Damon Albarn, à partir de 20 applications différentes de l’Ipad, en seulement 1 mois, lors de la tournée du groupe entre le Canada et les Etats-Unis.
Tel Kinder ou Milka, le 1er décembre 2010, Gorillaz lance sur son site un calendrier de l’Avent. Une sorte de décompte pour offrir l’album online comme un dernier cadeau de noël à leurs fans, avant de se retirer de la scène musicale.
A première vue, en regardant le nom des titres de l’album, Gorillaz va nous faire voyager entre l’Arizona, Detroit, Dallas, La Californie, et Seattle ! Bien prometteur tout ça !

On est bien loin des débuts de Gorillaz, où le gorille dévalait la scène, sur son tank, pour nous chanter Clint Eastwood ! Vu la rapidité de la réalisation de l’album, les instruments ne sont pas énormes. Cependant, le défit était grand et il est plutôt bien validé !

En écoutant les premiers titres, on se dit qu’on a à faire à un album bien électro. Je l’appellerai un album pour musique d’ambiance. Un bon apéro avec les copains et un petit Gorillaz en fond de conversation, ça peut être une bonne combinaison à tester ! Il n’y a pas de guitares, juste de la bonne machine qui va nous sortir son petit son tranquillement. On entend peu de chanteurs sur cet album. Bobby Womack chante sur Bobby in Phoenix, et Paul Simonon a droit également à sa chanson. Certains titres ressemblent à du Boards of Canada comme Shytown. Les Gorillaz ne sont pas n’importe qui, ils nous surprennent jusqu’à la fin avec de beaux titres comme Amarillo que je ne me lasse pas d’écouter. Cependant, il ne faut pas se le cacher, l’album est beaucoup moins grandiose que Plastic beach. Mais, la curiosité d’écouter le premier album réalisé par un Ipad (là, je parle pour les plus geeks d’entre vous) vaut le détour !

L’album est suivi par la mise en ligne du premier clip de l’album sur le titre Phoner to Arizona.

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