Originaires de Toulouse comme leur nom ne l’indique pas, Budapest sort un premier album intitulé Alcaline qui a retenu mon oreille. En ce début 2015, on recherche des musiciens qui sortent un peu de l’ordinaire, qui inventent, s’inspirent puis redéfinissent une musique à l’imagerie moderne et qui sort des standards actuels. Budapest est de ces groupes.

Basé sur un duo de voix masculine et féminine, Budapest distille un musique teintée de cold wave au son résolument blues rock. Très bien produit, l’album associe des morceaux assez forts comme l’introductif The Roaming Souls et son clip délicieusement vintage, à des petits perles de douceur comme Distance.

Le son de Budapest est tantôt râpeux, tantôt fluide, avec des arrangements simples et efficaces où le trio basse, guitare, batterie est rehaussé par des machines très bien senties. Sans trop en faire, l’univers de Budapest est immédiatement marqué par la guitare saturée qui complète un ensemble très équilibré.

Alternant chansons planantes comme Fall by the Way Side, Alive ou White Flag, et titres plus expérimentaux comme Blind ou Red, Budapest joue des genres pour un ensemble hétéroclite à l’étonnante cohérence. Le groupe travaille aussi son imagerie, avec l’excellent clip de Red qui met en scène une impressionnante danseuse.

A n’en pas douter, c’est là un premier album qui va monter très vite. Ils sont en tournée en France, surtout autour de Toulouse, et en Europe, mais on ne désespère pas de les croiser sur notre chemin. A découvrir d’urgence dans tous les cas. L’album est sorti le 6 janvier dernier.

  1. 16427The Roaming Souls
  2. Fall by the Way Side
  3. Blind
  4. Red
  5. Distance
  6. Alive
  7. Connected
  8. Invincible
  9. White Flag

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Cliché : © Olivier Serrano & Jonathan Bayol