Début septembre 2016, j’écrivais dans le report du festival Le Petit Village ceci : “Je fais partie de cette tranche d’âge qui n’a pu voir Noir Désir, Matmatah ou encore Dolly en concert…”. C’est donc tout naturellement que Matmatah annonce, quelques jours après, leur grand retour ! Mais avant d’assister -enfin – à un de leurs concerts, je vous propose de découvrir le nouvel opus du groupe.

Je dois avouer que je n’ai pas révisé les précédents albums de Matmatah avant de recevoir Plates Coutures, la nouvelle galette bretonne, qui sort aujourd’hui. Déjà en 2015, lors de la publication d’Antaology, le gros best of du groupe, une odeur de retour qu’on n’espérait plus se faisait sentir.

Je ne suis pas spécialement à l’aise dans la rubrique “Chronique” et j’avais un peu peur de me lancer. Mais les premières notes écoutées ont été une sorte de déclic ! C’est donc une chronique toute en objectivité vous l’aurez compris…

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Pendant ces années de pause, la patte de Matmatah n’a rien perdu de sa superbe, la voix de Tristan toujours aussi reconnaissable. Les textes, à l’instar de Marée Haute, ne sont pas là pour caresser quiconque dans le sens du poil. Les compères ont des choses à dire et le font sans détour.

Plates Coutures est un album assez électrique. Dès le premier titre qui s’intitule Nous y Sommes, le rythme est soutenu. Nous y Sommes est autant un constat amer sur notre société actuelle qu’un titre qui, en concert, devrait faire “danser” le public. Comme d’autres, tout particulièrement les morceaux Lésine Pas, qui est une sorte d’ode à l’amour aussi bref que jouissif, Margipop mais aussi Retour à la Normale. Avec ce dernier titre, on se voit aller de part et d’autres de la rade de Brest avec ses potes, je l’écouterais jusqu’à l’overdose.

Overdose, ce qui me permet d’enchaîner sur le morceau Overcom, pamphlet envers la nouvelle manière d’informer. Nous recevons de multiples informations si inutiles souvent et si possible en temps réel, pour qui ? Pour quoi ? Il serait grand temps de nettoyer les ondes.

De temps en temps les guitares se calment un peu pour laisser place à des mélodies plus douces, comme sur Toboggan, le plus long morceau de l’album, ou encore le titre Entre les Lignes chanté ici par Eric, et qui semble très personnel.

Que dire de plus de ce nouvel album tant rêvé ? Que j’ai eu grand plaisir à l’écouter ? Et ben oui ! Matmatah est de retour et selon moi le pari est plus que réussi.

Ken tuchantig mignon !

 

Tracklist

  1. Nous y sommes
  2. Lésine pas
  3. Petite frappe
  4. Marée haute
  5. Toboggan
  6. Retour à la normale
  7. Ô ma beauté
  8. Entre les lignes
  9. Overcom
  10. Margipop
  11. Peshmerga

 

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Photos © Bruno Green.