Nous l’avions quitté y a une semaine, hyper contents, en clamant haut et fort que la douce folie de cet artiste bourré de talent fera parler d’elle et enchantera tout le public de la Boule Noire. Nous avions vu juste ! Darwin, aussi, avait raison, Féloche est un génie, Féloche est un enchanteur. Il a suffit juste d’un “Eh toi ! viens donc écouter le son du bayou urbain“, et nous voila prêts pour accompagner Féloche et ses amis pour le plus merveilleux voyage de l’année.

Ça pourrait ressembler au petit monde des fées, lutins, elfes, gnomes, dragons et autres créatures féeriques mais ici notre conteur nous invite à un voyage pour l’inconnu, nous plongeant dans un univers fantomatique et féerique, en compagnie de ses quatre amis : une fille qui a l’air un peu illuminée et qui a plus d’un instrument dans sa valise. Un contrebassiste fou qui a volé, sur le chemin, les lunettes du professeur Tournesol. Un shaman barbu portant des chaussures vertes et puis un violoniste en costume. L’équipe est au complet, le voyage peut commencer. ACCROCHEZ-VOUS !

On laisse la place à l’énergie pure, à la sincérité et à l’émotion, qui ne répondent à aucune formule mathématique ni aucune théorie de Darwin. Dés les premiers morceaux, Féloche nous entraine avec lui dans sa jungle vers le son du bayou. On sent qu’il se passe quelque chose, on ne peut plus parler de présence scénique mais mieux, Féloche et son groupe, dégagent une vraie cohésion. Ces créatures féeriques s’amusent et vous n’en pouvez plus de gigoter dans tous les sens pour suivre le rythme. Et à peine les premières sonorités de “La Vie Cajun” retentissent, que voici tout le public de la Boule Noire en délire. Je ne me rappelais plus que j’avais pris une pilule, qui t’emporte sur un petit nuage, avant de rentrer dans la salle, mais qu’importe, me voila en train de perdre ce qui me reste de ma voix sur le refrain d'”Emilie” et “Jette les gants” (Oh oui mesdames et messieurs ! Pour faire un bon live report, il ne suffit pas de faire 1m80, 70 kg, et rester immobile notant machinalement ce qui nous traverse l’esprit, faut bien participer et savourer le son du bayou !).

Léa Bulle transforme sa voix, joue avec le public, laissant ainsi mon voisin -totalement captivé par l’intensité du show- penser qu’ils sont plusieurs dans sa tête. Attention, 3, 2, 1 … Faites du bruit pour Léa l’enchanteresse (ou seulement, continuez de lire la suite du report).

Mayday mayday, Féloche est entrain d’invoquer le shaman … Ah ben ça a l’air de marcher, un shaman barbu portant des chaussures vertes et puis un violoniste en costume ont fait soudainement apparition sur la scène. A cinq, le spectacle sera encore plus fous.

Un hommage sincère à Dr John et aussitôt nous retrouvons la magie. Pas celle qu’on aimerait nous faire gober dans un spectacle de Grégoire (il fait encore de la chanson lui ? Enfin de la soi-disant chanson …), non de la vrai magie, celle de ce monde fantastique qui nous attend au-delà du miroir, un monde au reflet de notre propre imagination ?!? Non, je n’hallucine pas, ce sont vraiment des monstres qui ont pris possession du groupe ?

Bref, Féloche, c’est juste mortel, entrainant, visuellement ahurissant et puissamment trippant.

Féloche n’a pas besoin d’immoler ses instruments pour faire virevolter les âmes. Il a suffi d’une rare intensité scénique pour cet artiste humble et émouvant, aux qualités diverses indéniables, voir presque inhumaines pour faire voyager le public de la Boule Noire, l’emmenant ainsi dans un univers dont on ne veut plus jamais revenir.

    Set list du concert:

  1. La mule
  2. Océan
  3. La Vie Cajun
  4. Emilie
  5. Jette les gants
  6. Bon appétit Shaman
  7. Reste avec moi
  8. Tous les jours
  9. Laisse aller
  10. Dr John – Gris – John
  11. Darwin
  12. Eh toi ?
  13. Singing
  14. La Vie Cajun

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