Durant deux semaines, Désinvolt s’envole à San Francisco. Histoire de voir ce qu’on se met dans les oreilles là-bas…

STREET ART

San Francisco est aussi réputé pour son activité au sein du street art. Beaucoup de murs sont recouverts de peintures, mosaïques et fresques en tous genres. Une véritable activité qui s’est développée depuis un moment déjà avec les débuts du mouvement hip-hop dans les années 70. Dans ce paysage San Francisco fait office d’exemple en matière de qualité et de quantité d’œuvres produites. Il suffit de se perdre un peu dans les rues pour s’éblouir les yeux.

Une culture urbaine qui est complètement intégrée par les habitants. Beaucoup d’enseignes et de commerces font appel à des graffeurs pour habiller leurs façades. Tout ça fait de San Francisco un ville assez colorée. Et parmi tous les endroits où la couleur a pris le dessus sur la grisaille des briques que l’on empile, la zone la plus productive reste sans doute celle de Mission. Le quartier à forte population hispanique est très apprécié des touristes et amateurs d’arts. En effet, le quartier regorge de fresques en tous genres. Une véritable attraction pour les yeux. Inconnus ou personnalité locales, au fur et à mesures de nos déambulations dans les rues, nous avons fini par tomber sur quelques œuvres un peu plus célèbres, notamment celles du plus populaire d’entre eux, Banksy. Un de ses pochoirs préférés représentant un rat anarchiste tenant une bombe de peinture dans sa patte était exposé là, juste au dessus de nos têtes, sur la façade d’un immeuble. “Wouaw !” Après quelques recherches sur internet on a pu obtenir la plupart de ses productions ainsi que les adresses des endroits où elles se situent. L’activiste anglais originaire de Bristol est en effet passé par San Francisco en 2001 afin de marquer d’un coup de bombe son passage par la Californie et signer comme toujours des oeuvres parfois drôle ou provocatrices.

Notre expédition nous amène donc sur les lieux du crime. A travers cette chasse aux trésors, les œuvres de Banksy nous emmènent partout et nous font découvrir un peu plus la ville. Partis de Chinatown sur Grant Avenue, on redescend la ville jusqu’à Mission, usant à outrance du flash de l’appareil photo dès que l’occasion se présente. Et voilà le résultat en quelques photos. Les artistes n’oublient pas non plus de rappeler leur héritage musical :

Bon allez, fini d’arpenter les rues. Mes ampoules aux pieds commencent légèrement à me faire souffrir, on rentre à l’appartement. J’installe le disque. Neverever, un groupe sur lequel je suis tombé chez Rasputin, enregistré à Oakland à l’est de San Francsico. L’occasion de sauter dessus !

NEVEREVER – ANGELIC SWELLS

Pour parler un peu du groupe tout d’abord, Neverever a été formé il y a quelques années déjà par un couple : Jihae (la chanteuse du groupe) et Wallace Meeks (le guitariste). Les deux amoureux se sont rencontrés à Glasgow en Écosse avant de déménager définitivement pour Los Angeles, Californie. Alors peut-on réellement parler de groupe Californien ? La réponse est oui. Indubitablement. Rien que la pochette de Angelic Swells ne laisse aucun doute : Cadillac, tenue de footballeur américain, it’s so american man ! Quant à Wallace, lui est bien originaire de Los Angeles. Le groupe marie musique pop et musique rock façon 60’s. Mais de leurs compositions se dégage surtout un côté punk façon 70’s qui rend leur style vraiment accrocheur. Non pas que la musique soit agressive, mais les guitares suintent un peu tout de même, la batterie tape comme il faut, c’est-à-dire avec énergie et punch. La voix de Jihae, puissante et dévergondée (Cowboys And Indians), est en accord parfait avec les mélodies jouées sur cet album. Neverever a pris tout ce qu’il s’est fait de mieux sur la scène Californienne, des ambiances de Los Angeles au psychédélisme de San Francisco pour en retenir le meilleur. On disait à l’époque que rien qu’en écoutant les Beach Boys on pouvait savoir ce qu’était la Californie, il en est de même aujourd’hui pour NevereverAngelic Swells est sorti en 2010, je n’ai pas encore eu le temps d’écouter toutes leurs productions ni d’aller vérifier si le combo avait sorti d’autres disques (Eh ! Je suis en vacances tout de même !), mais si le reste de leur discographie est, elle aussi, remplie des rayons du soleil californien et d’un parfum d’ambiance d’images télévisées, il y a des chances que Neverever grapille quelques places dans ma discothèque.

Plus d’oeuvres Street Art à San Francisco sur Fatcap.org

Site Officiel de Banksy