Après un passage remarqué lors de la saison 2008 de la Nouvelle StarYcare nous avait sorti en 2009 un très bel album Alison, très poétique par moment, très provocateur à d’autres, notamment avec le titre L’étrangère. Mais n’étant pas particulièrement fan des émissions de « télé crochet », je ne l’ai pas découvert tout de suite par son premier album, mais par la première partie qu’il assurait lors de la tournée de Gérald De Palmas.

Et pour le coup ce fut une vraie claque. Une présence scénique incroyable, des échanges avec le public très sympas, je découvrais un artiste touchant et énergique mais très dangereux : dès la fin de sa session, j’étais accro et j’ai eu bien du mal ensuite à me plonger dans l’univers de De Palmas

Une chanson en particulier m’avait fait frissonner, Une vie, qu’il présentait comme une future chanson de son second album, à l’époque en préparation. Depuis ce jour, j’attendais avec hâte la sortie de ce nouvel opus, hâte tellement forte que j’avais, en même temps, peur d’être déçu par de nouveaux arrangements, de nouveaux styles, de nouveaux thèmes…

Et en ce jour, le moment de vérité est arrivé, j’ai reçu ce fameux second album Lumière noire.

Déjà esthétiquement,  c’est classe : du rose, du bleu, une pochette qui réagit à la fameuse lumière noire ; on sent que c’est travaillé mais on sent aussi que l’album va sans doute être différent du premier, la pochette semble déjà plus recherchée, plus propre. Premier réflexe, la chanson que j’avais découverte lors du concert est-elle présente ? Eh bien oui, mais nous y reviendrons à la fin …

On commence l’album par le titre Schizophrène, qui a été fait en collaboration avec Michaël Furnon de Mickey 3D. Les arrangements sont plus complexes que sur le premier album, l’ensemble sonne plus moderne.  Il faut dire que le titre lui va comme un gant, car Ycare sur scène semble être possédé par l’art, habité par la musique et son besoin vital de nous la transmettre. On poursuit en compagnie de Lapdance, premier titre de l’album qui passe sur les ondes. Ça donne envie de bouger, c’est efficace, une mélodie pop imparable, des paroles en faux semblant, bref du Ycare pur.

Avec J’me fous d’Hélène, on pourrait s’attendre à une reprise de Roch Voisine mais on en est loin. Ici on parle de la complexité de l’amour, de l’amour qui rend fou, de l’amour dont on se fout. On saute Une vie pour arriver sur S.E.eX et retrouver la gourmandise amoureuse d’Ycare dans cette mélodie « pornographique romantique » dans lequel il lance un SOS aux femmes, maîtresses de ce monde. Gros coup de cœur pour Canard rose, qui donnera envie à toutes les demoiselles adeptes de ce gentil jouet l’envie irrémédiable de se trémousser. Très beau morceau électro funk, plein de malice, avec lequel on peut se demander si l’envie incontrôlable de sa copine pour le petit canard rose ne serait pas pour son « attribut masculin ». Titre à découvrir d’urgence, mesdemoiselles…

Vient ensuite Confession, dans lequel l’artiste souhaite éliminer tout ce qui représente la pureté illusoire, suivi de Vite fait, dans lequel on retrouve Ycare dans un duo surprenant et inattendu puisqu’il a demandé à la danseuse Zula du Crazy Horse de l’accompagner sur cette balade. On y entendrait presque Sylvie Vartan à la belle époque et on est pressé de découvrir le clip…

J’ai eu un peu plus de mal à accrocher à Un peu plus loin de toi et Rue Princesse avec ses sonorités « polnareffiennes », pour être honnête.

Rideau bleu, précédé d’un interlude, nous plonge dans une ambiance nostalgique où Ycare nous parle d’une femme qui semble suicidaire, accompagné simplement d’une guitare acoustique.

On retrouve le frisson et on retrouve un peu plus l’homme de scène dans l’ambiance de Elle se dit du premier album.

La dernière chanson de l’album, Les imbéciles heureux, qu’on pourrait recevoir comme un cadeau de Georges Brassens, nous fait briller les yeux en rêvant à l’amour éternel qui nous accompagne même après la mort et qui nous incite à vivre l’amour malgré les autres.

Comme promis au début de cet article, je reviens sur Une vie, chanson qui m’avait fait tant attendre cet album. J’avais peur que de nouveaux arrangements viennent casser l’image un peu magique que j’avais gardé de cette musique en concert. Au final, ce n’est pas le cas : elle est toujours aussi efficace, le frisson toujours présent. On voyage sur toute Une vie et chacun y retrouvera un peu de soi, quelque soit son âge. Cette musique sera un grand succès, c’est incontestable. C’est LE titre à découvrir d’urgence.

Avec ce nouvel album, où l’on peut retrouver des sonorités proches de MPolnareff, des textes à la Ferré ou Brassens, on retrouve un Ycare dans l’émotion et la provocation, dans les faux-semblants et la poésie. Ce qui est sûr c’est qu’il ne faut pas avoir peur de lui prendre la main, il va vous emporter mais vous risquez de vous y brûler les ailes…

Tracklist de Lumière Noire :

  1. Schizophrène
  2. Lapdance
  3. J’me fous d’Hélène
  4. Une vie
  5. S.E.eX
  6. Le canard rose
  7. Confession
  8. Vite fait
  9. Rue princesse
  10. Un peu plus loin de toi
  11. Interlude à Christel
  12. Le rideau bleu
  13. Les imbéciles heureux

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Photos © Yann ORHAN.
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