9 mars dernier, c’est le choc ! Un communiqué vient de tomber sur le Facebook d’AqME : Thomas quitte le groupe ! Et là, c’est la stupeur. AqME sans Thomas, mais, mais… Non, c’est inimaginable ! Ce n’est pas possible ! Pas Thomas ! L’album sort dans un mois ! Pourquoi maintenant ? Pourquoi il ne va pas le défendre sur scène ?

Après la surprise et les interrogations, c’est la digestion de la nouvelle qui commence… Le groupe a déjà trouvé un remplaçant en la personne de Vincent (The Butcher’s Rodeo et Noswad). Thomas se lance dans le tatouage, projet qui lui tient à cœur. En fait, Thomas ne quitte pas le groupe sur un coup de tête et ça fait un moment que Charlotte, Étienne et Julien sont au courant et qu’ils ont pu se retourner et trouver un remplaçant pour continuer l’aventure AqME version 3.0.

Bref, c’est dans cet état d’esprit que je lance ce Epithète, Dominion, Epitaphe, un des albums que j’attends le plus cette année, rien que ça ! En même temps c’est AqME, en même temps quand on parle d’AqME, je suis capable de passer en mode “groupie attitude”… Donc n’attendez aucune objectivité de ma part quant à ce sixième album studio des Parisiens.

Dès le premier morceau, Idiologie, les fondamentaux, tout ce qui fait le “son AqME“, sont là : guitare tranchante, section rythmique percutante et Thomas et sa voix si caractéristique (sniff, sniff). La pression ne redescend pas sur les titres suivants. Le groupe calme (un peu) le jeu sur L’Empire des jours qui, entre douceur et fureur, explore une large gamme de sentiments. Un des meilleurs morceaux de l’album pour moi.

Je ne pouvais pas parler de Epithète, Dominion, Epitaphe sans revenir sur le titre My English is pretty bad avec en guest Stéphane Buriez de Loudblast et Junior Rodriguez de Darkness Dynamite, une première dans l’histoire d’AqME. Et je l’avoue c’est une grande réussite… AqME sait aussi se faire mélodique sur “Plus Tard” vs “Trop Tard”, tout en émotion, qui donne la chair de poule. Un régal…

L’harmonie est totale entre tous les membres du groupe. On sent vraiment qu’ils se sont donnés à fond, qu’ils ont sorti leurs tripes pour nous donner le meilleur d’eux-mêmes sur ce Epithète, Dominion, Epitaphe.

Ça cogne fort, très fort. Etienne et Charlotte sont au taquet et ne lâchent rien. Quand à Julien, il a vraiment pris sa place au sein du groupe, et ce que l’on apercevait sur En l’honneur de Jupiter, se confirme ici. Il apporte vraiment un plus à la musique d’AqME. Les plages de guitare sont hyper travaillées, très denses et pêchues. Un vrai plaisir à écouter !

Et Thomas dans tout ça, vous allez me dire… Et bien, Thomas déchire tout au niveau du chant, que cela soit sur le chant hurlé ou le chant clair.

Epithète, Dominion, Epitaphe est une vrai réussite qui confirme une fois de plus tout le talent d’AqME. Le groupe est au top de sa forme. L’opus est sans doute le plus abouti du groupe. Thomas nous laisse un très bel album en forme d’adieu. Maintenant je n’ai qu’une hâte, c’est de voir AqME sur scène pour découvrir Vincent derrière le micro…

Tracklist :

  1. Idiologie
  2. Quel Que Soit Le Prométhéen (Ou Le Nihiliste)
  3. Epithète, Dominion, Epithaphe
  4. Luxe Assassin
  5. L’Empire Des Jours Semblables
  6. Adieu !
  7. My English Is Pretty Bad
  8. Marketing Armageddon
  9. Plus Tard Vs Trop Tard
  10. La Dialectique Des Possédés
  11. 110.587

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