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GRETA VAN FLEET

Ce nouveau groupe formé par les trois frères Kiszka a fait énormément parler de lui depuis la sortie de son album From the Fires. Et pour cause, l’influence de Led Zeppelin est tellement présente, que certains l’appellent déjà le nouveau Led Zeppelin’s Band.
Mais attention, tout l’ensemble a une vraie cohérence. Ce ne sont pas seulement des fans de Plant, Page, Jones et Bonham qui se sont réunis pour imiter un groupe mythique, mais de vrais artistes décidés à se faire une place dans le nouveau monde du rock en reprenant les sonorités et les codes des années 70 tout en les remettant au gout du jour.

En début de set, le chanteur peine un peu lancer le show. En effet, les balances pour le micro n’ont pas été optimisées. Malgré la claque qu’est le morceau Highway Tune, seul le guitariste semble se démarquer. Puis le groupe prend son envol avec Edge of Darkness et When the Cold Wind Blows. C’est bon, le groupe a pris ses marques et ça se ressent, le bassiste va plus vers le public, la voix de Josh s’entend parfaitement,  en fermant les yeux, on croirait entendre celle de Robert Plant. Le guitariste, Jake nous montre ses talents de soliste en jouant dans le dos à la manière de Jimi Hendrix.

L’ambiance dans la fosse atteint son paroxysme lorsque le groupe fini son set en beauté sur Black Smoke Rising et Safari Song ainsi qu’un superbe solo de batterie.

 

VOLBEAT

Du rockabilly et du heavy métal. C’est bien de Volbeat que l’on parle. Les danois nous ont offert un super show sous le soleil brûlant de Brétigny, le sourire aux lèvres. C’est malheureusement un public peu réceptif qui les accueille en ce milieu d’après-midi, les fans des Gun’s s’étant déjà réservé une place.

Une setlist axée plutôt autour de leur dernier album de 2016 nous a été présentée. Elle sonnait plutôt douce sur les débuts : The Devil’s Bleeding Crown, Lola Montez, Sad Man’s Tongue. Puis vient 16 Dollars qui réveille le public. Le morceau mélangeant à la perfection les styles énoncés plus haut, vous donne envie de mettre les mains devant vous en les bougeant frénétiquement de haut en bas.

Le milieu du set sonna un retour métal de la force, avec le morceau Evelyn, accompagné par Mark “Barney” Greenway, chanteur du groupe de grindcore Napalm Death. Une fin en beauté sur leur bon vieux Still Counting.

 

GUN’S N ROSES

C’était clairement LE groupe de la journée. D’un côté, qui n’a jamais rêvé de revivre les concerts mythiques et totalement déjantés de ce groupe de hard rock des années 80 ? On a vu des t-shirts de la nouvelle tournée partout sur la base aérienne. On peut dire que les fans étaient au rendez-vous. C’est normal, payer 70 euros pour avoir la chance de voir les Gun’s, y a t-il vraiment à réfléchir lorsque vous êtes fan ?

Pour commencer, on sentait que le public avait pris ses places durant les concerts précédents pour voir les Gun’s. Cependant, le pit était plus aéré que celui des Foo Fighters : il y avait de la place, et la possibilité de s’avancer pour voir la scène de plus près.

Après une vingtaine de minutes de retard, les mastodontes du hard rock arrivent sur scène sous les cris d’impatience de la foule. Ils commencent en trombe avec It’s So Easy. Une bonne partie de leur setlist ce soir était axée autour de covers. Normal, me diriez-vous, si le show dure 3h30. On en comptait neuf au total: Live and Let Die (Wings), Slither (Velvet Revolver) New Roses (The Damned), Speak Softly Love (Nino Rota), Wichita Lineman (Jimmy Webb), Wish You Were Here (Pink Floyd), Black Hole Sun (Soundgarden), leur célèbre Knockin’ on Heaven’s Doors (Bob Dylan), et en rappel,  The Seeker (The Who).

Une liste assez douce, comme nous y a habitué le groupe, reprenant tous les titres attendus, un solo de slash et quelques interludes. Le concert idéal pour emmener ta blonde, en la câlinant tout du long.

 

En conclusion, ce qu’on peut tirer du Download France 2018, c’est une affiche très variée, avec l’intelligence, de la part des organisateurs, de former un running order, en fonction du public visé (il y avait une telle différence entre le Samedi et le Dimanche au niveau programmation, c’est dingue).

Pour y être allée l’an dernier, j’ai pu voir de nettes améliorations sur le plan de l’aménagement des infrastructures, surtout du point de vue de l’ombre. Certes, ce n’est toujours pas optimal, mais les organisateurs ont au moins pensé à installer le merchandising sous une tente. Ils ont également installé des “terrasses fraîches” de part et d’autre du  site, ainsi qu’une grande Antichambre, permettant de se faire tatouer ou raser. En bref, le festival veut chouchouter les festivaliers. On espère donc une piscine métal pour l’an prochain.

Au niveaux des prix, ça ne bouge pas, on a le droit à la pinte de Heineken à 7€, aux repas entre 7€ et 15€ qui sont assez variés : on retrouve le classique burger/kebab frites, mais on a aussi le choix entre de la nourriture créole, asiatique ou même des plat montagnards à la française (avec des options pour les végé et vegans).

Les quelques points qui pêchent sur le site sont l’absence de point d’eau potable gratuite et l’impossibilité d’amener sa bouteille d’eau, sauf si vous préférez hydrater votre sac avec une bouteille sans bouchon. Toujours en restant dans les boissons, il n’y avait pas de bière en demi proposées à la vente: c’était la pinte ou le litre. Pas top, surtout au vu de la température, et au manque de points d’eau potable sur le site. En gros, cette année, il y a une envie au Download de faire surconsommer ses festivaliers.

De plus, la qualité du son laisse à désirer pour plusieurs groupes, notamment les plus doux. J’espère de tout mon cœur que les organisateurs essaieront de régler ces problèmes avant l’an prochain, car je pense que les retours sur ces points ont du être nombreux. A voir l’année prochaine s’il y a eu une amélioration !

 

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