De retour pour le deuxième jour du festival, on a la joie de se retaper les vingt minutes de marche entre la navette et l’entrée du festival en plein soleil.

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CROSSFAITH

En arrivant à l’entrée, on entend une scène en train de jouer. C’est Crossfaith. Le groupe japonais s’est formé en 2006, ils ont à leur actif quatre albums, dont le dernier, Xeno, date de 2015.
Nous ne nous attendions pas à aller les voir, mais finalement, étant un peu en avance sur notre emploi du temps, on passe voir le groupe dont le style est un mélange entre de l’électro, du métal industriel et du metalcore. Tout cela allié à un esprit de boys-band, avec une présentation soignée. La fosse semblait remplie de fans, qui reprenaient en cœur les paroles des morceaux joués.
Quelque chose qui nous a immédiatement frappés, c’est l’énergie qu’ils mettent en jeu pour offrir un spectacle à leur fans. Et vas-y que ça monte sur les tables de mixage, que ça saute partout, et que ça joue de la batterie debout. Sans oublier de lancer sa bouteille d’eau dans le public. C’était certainement un des shows les plus dynamiques auquel on a pu assister au cours du festival.

 

ALCEST

J’aime beaucoup le travail que Neige (chanteur guitariste) et Winterhalter (batteur) fournissent sur leurs albums. Malheureusement, la prestation qu’ils ont effectué au Download n’était pas bonne. Et cela pour plusieurs raisons.
Tout d’abord, le son : certes Alcest est un groupe aux antécédents black-métal, mais c’est de la musique qui s’écoute avec un bon son. Pas saturé de basses. Même reproche que pour Opeth, un jour plus tôt, finalement.
Dans un second temps, le public du Download n’était selon moi pas adapté pour ce show : la fosse comportait des festivaliers qui essayaient de commencer un pogo et qui criaient “à poil”, alors qu’on est sur une musique d’ambiance, à la limite du mystique.
Cela étant, les musiciens ont assuré leur show honnêtement, en commençant par le morceau Kodama de l’album éponyme, et en finissant par Percées de Lumières de l’album Écailles de Lune.

 

TURBONEGRO

Le troisième groupe de la journée fut surement l’un des groupes le plus déjantés. Le fameux groupe de punk/métal au look Village-People : TurbonegroTurbonegro, c’est des tatouages, du maquillage, du gros son pour tous les instruments, une ambiance de dingue, et beaucoup de liberté sexuelle. Le show fut très axé sur leur nouvel album Rock’n’Roll Machine, qui tranche définitivement avec le style très punk des premiers EP, le groupe a d’ailleurs changé ses costumes pour l’occasion. On y retrouve pas mal de synthés qui apportent une touche un peu pop. Le chanteur (The Duke of Nothing) portant une casquette de flic met une ambiance de folie, et vas-y que je me trémousse dans tous les sens, que je mime une fellation par mon guitariste lead. Mais le pic d’ambiance est atteint lorsque le groupe joue ses anciens titres phares : All my Friends are Dead, Wasted Again, Self Destructo Bust.

Vous l’aurez compris ce groupe ne fait pas dans la dentelle et les paroles mielleuses, pour preuve leur chanson I Got Erection sur laquelle ils ont expressément demandé au public de faire un wall of death. La foule est séparée en deux en chantant à tour de rôle, à gauche  “woooohoooohoooo” et à droite “I got erection” sur les coups d’envoi du chanteur. Le Duke s’amuse quelques minutes avec son petit jeu avant que les festivaliers se foncent dessus aux premières détonations de batterie.

 

NOTHING MORE

Nous ne sommes arrivés qu’à la fin du set, quand le groupe s’est mis à jouer un remix de Skrillex. Le chanteur ayant une étrange ressemblance avec Jim Morrison, que ce soit physique mais aussi au niveau scénique, utilisait une machine pour le moins étrange et terriblement grandiose pour reproduire les différents effets Dubstep.

 

THRICE

Thrice passait sur la Warbird ce Samedi, le groupe joue une musique ambiante et forte, caractérisée par des introductions très calmes, pour ensuite vous balancer un son intense qui donne envie de hocher la tête lourdement sous les coups de basse qui amplifient le “BOUM” de la grosse caisse. Un bémol sur le set ? Peut-être le guitariste qui paraissait plus concentré sur ce qu’il faisait sur son instrument, que sur ses interactions le public.

Le groupe est maintenant, et depuis deux ans, en tournée pour leur dernier album To be Everywhere is to be Nowhere, qui se veut assez différent des précédents avec un message politique très fort tout au long de l’album.

Ce groupe de rock américain formé par le guitariste et chanteur Dustin Kensrue, et le guitariste Teppei Teranishi, pendant leurs études au lycée, n’a cessé de connaitre différentes étiquettes par rapport à leur style musical. Mais ce qui est sûr, c’est que le groupe est très apprécié à travers le monde.

Bon à savoir : la majeure partie des recettes de certains albums composés par Thrice serait versée à des œuvres caritatives.

 

ULTRA VOMIT

Ultra Vomit fut certainement une des grosses attentes du festival, pour preuve la tente de la Warbird est déjà remplie plus de trente minutes avant le début du concert, alors que les artistes sont en pleines balances. Le groupe décide donc de s’amuser et chauffer le public durant ce temps.

Le concert commence, la foule est déchaînée (il faut dire que ça fait presque dix ans que le groupe n’était plus en tournée, et chacun de leurs concerts était complet très rapidement). Ca pogotte, ça se bouscule pour être devant, ça slam… enfin bref un vrai concert de métal. Cependant, au bout d’une demi-heure, le pit devient littéralement étouffant et le show ne devient plus du tout agréable vu que chaque festivalier essaie juste d’avoir un peu d’espace vital entre la compression permanente et les slams incessants. Ça devenait presque dangereux, et des enfants assez jeunes ont slamé là-dedans. Je comprends que certains parents veuillent faire découvrir cet univers très tôt à leur progéniture, il ne faudrait pas que ce soit aux dépens de leur sécurité.

Le set est composé de morceaux de leurs anciens albums pour le fan service, dont beaucoup de titres venant de leur tout dernier Panzer Surprise! On rappellera que les morceaux sont chacun une parodie d’un genre ou d’un groupe de métal.

Quant au groupe, il ne faillit pas à sa réputation de vrai déconneur sur scène. Les musiciens enchaînent les blagues et interagissent avec le public. Si vous voulez passer un bon concert, on vous conseille vraiment d’aller les voir (même si la majorité des dates sont complètes). Par contre pensez à prendre de l’eau car la salle risque de chauffer comme un sauna !

 

MESHUGGAH

Meshuggah, pour ceux qui dorment au fond de la classe, c’est LE groupe de djent (genre dérivé du métal progressif, dans lequel la guitare est accordée très basse, très distordue et avec laquelle le musicien exerce la technique du palm mute). Ils sont également connus pour utiliser une guitare huit cordes sur scène (d’où l’accordage bas). Meshuggah, c’est épileptique, c’est violent, c’est technique.

J’ai été très déçue du show des suédois. Non, pas à cause des artistes, qui assuraient une prestation extraordinaire, comme à leur habitude, avec des décors et des lumières à couper le souffle. C’est sur le son que j’ai beaucoup à redire. C’est simple : d’où j’étais située (au milieu de la fosse), je n’entendais QUE les basses. C’est malheureux pour ce groupe.

 

MARILYN MANSON

Pour finir la soirée, nous sommes donc passés voir de loin les derniers morceaux de Marilyn Manson. On ne présente plus l’Antéchrist Superstar. Il a sorti en 2017 son dernier album Heaven Upside-Down, et depuis est en tournée.
Je dois avouer que je n’attendais pas grand chose de son concert, après tout, Manson est devenu “vieux”, bien en chair, bref, ce n’est plus le monstre choquant de scène que l’on écoutait il y a quelques années. Eh bien finalement, si on omet cette perte de style (qui faisait, malgré tout, partie de son identité), l’artiste montre toujours une superbe énergie sur scène. Son show était bien orchestré, les fans étaient, bien évidemment, présents en nombre. J’ai été surprise d’apprécier son show. Enfin comme on peut apprécier un concert sur écran géant.

La fin du deuxième jour a sonné. De retour vers les navettes, on a, encore une fois la joie de se retaper les vingt minutes de marche entre la navette et l’entrée du festival sous le fin croissant de lune brillant au dessus de nous. La boucle est bouclée.

 

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