_ Je vais commencer à croire aux aliens, pas ces petits êtres verts ou gris avec des antennes, non ces aliens, ces autres, ces personnes qui ont l’air de venir d’ailleurs. Auraient-ils une connexion avec une dimension parallèle ? Parfois je me le demande, tellement leur musique parait venir de très loin mais surement pas de la Terre ! (je les envie parfois!)

_ Après, ayant appris le piano, amoureuse depuis toujours de cet instrument, mon avis sera subjectif mais cela ne peut être autrement !
_ Alors, dès lors que j’ai entendu les premières notes de Nils Frahm mon cœur a fait boum ! Je suis tombée sous le charme de ce jeune virtuose.

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_ Ce jeune berlinois âgé de 27 ans, né à Hambourg, a une très forte orientation néoclassique.
_ Dès son enfance, il dispose d’une éducation musicale classique; un de ses professeurs fut même Nahum Brodski (un des derniers élèves de Tchaïkovski).
_ Il sera ensuite influencé par les artistes du label ECM comprenant entre autres Keith Jarret
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_ Dès 12 ans, il fait partie et forme plusieurs groupes profitant de ses différents projets pour mener quelques expérimentations musicales.
_ Avec la découverte de Steve Reich, il se met à utiliser l’ordinateur pour explorer de lointains horizons.
_ Avide de nouvelles expériences, en 2002, il crée le duo Ubertonmensch avec Frederic Gmeiner. Cette collaboration donnera « Ultra ».
_ Quand il décida de se mettre en solo, pour voir là encore des terres inconnues (comme un défi personnel), il utilisa toutes les opportunités offertes par l’instrumentation analogique en usant surtout des sons des 60’s et 70’s.
_ Après y avoir longuement travaillé, son premier album solo, Streichelfish parait durant l’hiver 2004-2005.
_ Il rejoint au printemps 2005, un label indépendant, Atelier Musik Recordings.
_ Pour poursuivre l’aventure, début 2008, il ouvre le « Studio Durton » à Berlin où il travaille, travailla comme compositeur et producteur avec Peter Broderick et Dustin O’ Halloran sur Wintermusik.

_ En 2009, sort « The Bells ». Ce projet mêle classique, jazz, minimalisme… Il a d’abord des difficultés à trouver un lieu adéquat. Puis, il trouve une église à Berlin, la Grunewaldkirche où il enregistre l’album en deux nuits, supporté par Peter Broderick. Ce dernier alla même jusqu’à l’encourager à jouer un titre en n’utilisant que le do, le mi et le sol ! Peter Broderick, cet ovni musical, s’est également allongé sur les cordes du piano sur Peter is dead in the piano !
_ En résumé,The Bells donne un sentiment de ‘cocon’, une intimité tangible, tout cela étant le reflet d’un enregistrement unique dans un lieu hors du commun donnant à chaque note une puissance incroyable.
_ Ma préférence va à Over there, it’s raining. Pourquoi cela ? Tout simplement parce que cette musique dégage énormément d’émotions. Ça m’émeut littéralement…

_ Il sortira son nouvel album en 2010 avec le label Erased Tapes . Vivement ce voyage musical !

Peter Broderick et Nils Frahm réunis … Bonjour la poésie !



_ Sa façon de jouer est unique : il s’amuser à voguer entre calme et douceur et d’un coup, à envoyer une grande vague d’émotions, de tension grâce à l’aide d’arpèges parfaitement menées. On se laisse emporter…

_ A l’écoute de sa musique, on peut se sentir habité de sentiments surprenants allant parfois jusqu’à nous « tétaniser » tellement c’est beau. Cet effet de sidération doit sans peu de doutes, bien que n’ayant eu la chance de le voir sur scène, prendre toute sa dimension en live.

_ Le classique n’a décidément aucune temporalité. Son « ère » est loin d’être passée…

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