Voilà quelqu’un à qui la définition d’ “homme d’exception” pourrait très bien s’appliquer.

Brother Ali a sorti en 2009 son quatrième album, Us. S’il n’est pas connu du grand public international, son nom circule pas mal aux États-Unis depuis quelques années déjà, en témoignent les quelques 4 millions de visites que compte sa page myspace.

Petit retour très rapide sur cet artiste :
né albinos, il est jugé dès son enfance, “trop blanc” pour être blanc et se réfugie dans la communauté noire et sa culture. Converti à l’islam ensuite, il a affronté toutes les critiques, tous les regards sur lui, sur sa religion mais aussi sur son handicap.
1992, le hip-hop est à son apogée et Brother Ali, Jason Newman de son vrai nom, s’intéresse très vite à cette musique.
En bon élève, il dévore tout ce qui lui tombe sous la dent, de KRS-One à Rakim en passant Kool G Rap. Tout ça avant de se lancer à son tour en 2000.

Ce qui l’a toujours intéressé dans sa musique, c’est la nature humaine. L’Homme, capable du meilleur comme du pire. En bref, tout ce qui fait ce que Nous sommes et le titre de son dernier album, Us, annonce cash la couleur. Alors qu’il réglait ses comptes sur The Undisputed Truth avec ces mêmes hommes qui l’otn fait souffrir plus jeune, ce disque-ci sonne comme un cri d’espoir, un poing serré et levé bien haut dans le ciel, comme que l’annonce dès le début The Preacher :

“If you know me, you know I
Love my family love my God
Before I knew either I loved my art
So I’m married to the pen till death do us part
Rock hard with all my heart”

Toujours critique envers l’industrie du disque, qu’il juge trop superficielle aujourd’hui, Brother Ali tente d’apporter un nouveau souffle avec sa musique, apporter un autre message au public.
Lui qui chante : “Such as your religion or your past and your race the same color blood just pass through our veins” sur le dernier morceau de l’album, Us use de tout son talent et de sa voix pour ainsi se faire entendre.

Témoins de son goût pour le hip-hop des années 90 et la culture afro-américaine, la présence de Chuck D (Public Ennemy) sur le premier titre Brothers And Sisters ainsi que Freeway sur Best{@}it.

Des productions qui tapent fort, une prose riche et une voix légèrement vibrante traduisent ici une émotion qui essaie sans cesse de se cacher derrière un flow énergique et ciselé. Mais c’est pourtant cette même voix tremblante et énergique qui fait naître une émotion, toujours à fleurs de peau comme on peut l’entendre sur Babygirl.

C’est au final pas moins de 16 titres, du funk à la soul, du hip-hop au gospel que nous propose Brother Ali. Lui qui cite dans ses chansons Al Green et Prince comme des références, pourrait très bien citer aussi Smokey Robinson.
Du hip-hop indépendant et humaniste qui fait drôlement du bien au genre!

    La Tracklist:

  1. Brothers And Sisters (Feat. Chuck D. & Stokley Williams)
  2. The Preacher
  3. Crown Jewel
  4. House Keys
  5. Fresh Air
  6. Tight Rope
  7. Breakin’ Dawn
  8. The Travelers
  9. Babygirl
  10. Round Here
  11. Bad Mufucker Pt. II
  12. Best @ it (Feat. Freeway & Joell Ortiz)
  13. Games
  14. Slippin’ Away
  15. You Say (Puppy Love)
  16. US (Feat. Stokley Williams)

Site Officiel

Myspace

Ecouter Brother Ali, Us sur Deezer