Aujourd’hui, je vais vous raconter une petite aventure avec une énième belle découverte musicale, de celles que j’aime conter et que je me prends un plaisir à passer en fond sonore histoire de prendre la route.

C’était il y a quelques jours, quelques semaines, quelques mois, moi-même je ne sais plus vraiment. Il faisait nuit, dans un moment de lassitude et frénésie mélancolique, une petite âme musicale m’avait chuchoté à l’oreille que l’un de ses amis aimait pousser la chansonnette, et qu’il s’appellait Kaliocha. Je ne connaissais rien de ce groupe, d’ailleurs je ne savais même pas si c’était un groupe ou encore un de ces artistes qui autorisent parfois ses copains à le rejoindre sur scène histoire que ça fasse “fun”.

C’était le kiff vraiment, j’avais un lien de ces plateformes qui diffusaient de la musique pseudo-gratuitement, et un artiste venu de nulle part, et … en seulement 6min35 j’étais déjà chamboulé par l’univers de cet astre noir. Des textes poétiques qui jouent avec la langue française, sans peur du jeu de mots.

Kaliocha c’est Guillaume Favray (comme on peut le lire sur son myspace “Après plusieurs années passées sous le nom de “Kaliocha“, il est temps d’appeler un chat un chat… ce sera désormais sous son nom que Guillaume Favray défendra ses chansons.“. Mais qui est ce “Guillaume Favray” ?

Un félin scénique qui se nourrit d’écrivains comme Camus, Dostoïevsky, Céline, et de chanteurs écorchés comme Brel, Mano Solo, Bertrand Cantat. Oui rien que ça !

Guillaume n’est sûrement pas une sorte de sorcier indien à la manière de Jim Morrison mais musicalement, on plane avec lui aux sons de Dominique A, la regrettée Lhasa, Leonard Cohen ou Billie Holiday (à qui il a rendu un sincère hommage dans la chanson “Billie” avec ses cordes hypnotiques).

Guillaume Favray captive et fascine dans ses interprétations, dans sa voix, ses intonations, son phrasé, … Mesdames, messieurs qui virevoltez aux mots de la chanson française, vous qui appréciez ceux qui s’écorchent en déposant leurs verbes dans des nuits blanches en espérant être désirés un jour, laissez-vous guider (comme des moutons) et sauvez votre mortel ennuie en prêtant un peu d’attention à l’univers de cet astre noir.

D’ailleurs, monsieur va faire quelques premières parties de Damien Saez sur une partie de sa tournée prévue du 22 avril au 27 mai.

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Photos : © Benoit Courti