Dernièrement, je me suis senti un besoin d’éloigner mes pensées de toutes les technologies avec lesquelles je travaille et vis tous les jours. Trop de rationalité tue la rationalité, comme on dit. Je cherchais un son plus spirituel, plus incantatoire, plus magique. Et on m’a présenté Esben and the Witch avec Marching Song.

Sur le coup, mon sang n’a fait qu’un tour : j’y ai rien compris ! La voix me semblait complètement à coté de la plaque, et j’avoue que c’est bien ce qui m’a plu au premier abord. Après une seconde écoute, j’ai directement pensé « c’est exactement ce que je cherche ». Un son un peu rock, qui puisse me surprendre, une voix un peu incantatoire, de quoi vivre la nuit de Walpurgis en fait, comme nul autre n’avait réussi à me faire vivre cela depuis ma découverte des Doors.

J’ai cherché un peu, j’ai découvert que le groupe britannique avait emprunté son nom à un conte danois [en]. Puis j’ai reçu l’album, un boitier magnifique un peu mystérieux puisqu’on n’y lira le nom du groupe et de l’album qu’en profondeur, grâce à une simple empreinte typographique un peu appuyée, juste de quoi donner un aspect un peu fantomatique.

Violet Cries commence en douceur avec Argyria (mais je vous laisse chercher la signification sur Wikipedia) qui met calmement en condition. On enchaîne avec Marching Song, toujours envoûtante en ce qui me concerne depuis la seconde écoute : un rythme de chant continu, accrocheur, j’adore. Puis Marine Field Now, plus calme, reconnaissante des vertus de la solitude.. Poétique mais trop calme. Au tour de Light Streams, très semblable à la précédente. Hexagons IV au rythme un peu plus marqué qui offre quelque chose sur quoi s’accrocher. Puis Chorea, puis Warpath, Battlecry/Mimicry, Eumenides et Swan.

Le moins qu’on puisse dire, c’est que c’est régulier. Tout de même, un gros plus pour Eumenides dont les tambours indiens me permettent de retrouver cet effet de transe que j’attendais, dont la fin plus rythmée, un peu scandée, nous emmène au point culminant de l’album.

Ne jetons pas la pierre, on a ici affaire à un groupe et une musique des plus originales. C’est, je crois, la première fois que l’on entend des chants décalés comme ceux-ci, des mélodies ténébreuses comme celles-là. Un très bon point pour Esben and The Witch dont on ne peut pas regretter la découverte, certainement pas l’écoute mais peut être l’absence d’une certaine spontanéité, d’un « lâcher prise », d’une folie exprimée. Ceci dit, Marching Song a su créer une certaine attente en moi que le reste de Violet Cries n’a pas tout à fait su combler. Espérons qu’elle le sera avec un prochain album.. N’empêche, qu’il est bon de voir à nouveau foulée la route qu’avaient entamés les Doors, même si le chemin semble encore long.

Violet Cries, le 1er album d'Esben And The Witch
Tracklist :

  1. Argyria
  2. Marching Song
  3. Marine Field Glow
  4. Light Streams
  5. Hexagons IV
  6. Chorea
  7. Warpath
  8. Battlecry/Mimicry
  9. Eumenides
  10. Swans

Retrouvez-les en concert le 19 février pour La Route du Rock à St Malo puis le 21 février au Point Ephemere à Paris.

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