Arrivée au Chabada à 20h45, la première partie vient de commencer. Le monde s’est déjà englouti dans la salle. Il est presque impossible d’entrer. Je n’ai pas pris le temps de regarder qui jouait pour la première partie de Yael Naim. Je découvre Kid With No Eyes, un petit homme à chapeau, veston, chemise, barbe et cheveux long attaché. Il est seul devant le grand rideau rouge qui cache le décor de la suite des festivités. Ils nous chantent de belles balades, un peu comme Damien Rice pourrait le faire. L’homme est timide, on n’entend à peine ce qu’il essaie de nous dire entre ses chansons, ce n’est pas faute d’essayer ! J’ai cru entendre vaguement que c’était une de ses premières scènes, et qu’il était plutôt impressionné par tout ce monde (mais je n’en mettrais pas ma main à couper !).

Pendant l’entre deux, j’aime bien regarder les gens autour de moi. Quel genre de public vient à tel ou tel concert ? Ce soir là, le public est de tous âges, peut être même une majorité est d’environs de 35-50 ans. Le rideau s’ouvre. On découvre une scène à l’ambiance japonaise avec des ombrelles chinoises suspendues en guise de lumière, et tout ce qui va avec ! On se croirait dans un film de Tim Burton !

Yael Naïm entre sur scène sous les applaudissements du public et s’installe au piano pour nous chanter My Dreams. J’ai déjà le sentiment que ce concert sera d’une ambiance chaleureuse et intime. Sans un mot, elle enchaine avec une reprise de Umbrela de Rihanna, qui est d’ailleurs beaucoup mieux que l’originale. Elle se lève pour nous dire bonsoir avec un grand sourire et commence à nous raconter sa vie. Pourquoi et comment elle a commencé à chanter, entre autres. On apprend donc qu’elle est arrivée à Paris, il y a 10 ans.

Elle était triste dans son petit appartement parisien loin de sa famille restée en Israël, elle a donc commencé à chanter. Son ami, David, qu’elle nous montre de la main l’incite à faire ses propres compositions. David est le percussionniste à sa gauche sur scène, il a un rôle privilégié dans l’album de Yael, son nom est d’ailleurs sur la pochette. Elle nous déclare aussi que c’est leur première date… où ils dormiront dans le tourbus, et qu’ils sont plutôt contents rien que de penser qu’ils vont rejoindre ce bus après le concert, sur un ton ironique qui fait rire le public !

C’est une petite famille, ça se sent ! Ils jouent ensemble depuis qu’ils sont amis, et depuis qu’ils sont amis ils ont envie de jouer ensemble. C’est le plaisir partagé qu’ils nous font partager.
Elle enchaine avec She was a boy de son nouvel album, puis Come Home. Pour cette chanson, elle partage le public en trois pour nous faire chanter un groupe après l’autre, puis créer comme elle la dit si bien « un orchestre géant» !

Le concert prend un rythme relaxant entre balades et chansons plus joyeuses comme Stupid Goal où elle danse et sautille à la fin jusqu’à s’essouffler ! Elle prend une voix de rockeuse sur mystical love et se remet au piano pour Game is Over. Elle nous chante Paris, une magnifique chanson en hébreux, en nous annonçant que nous n’allons rien comprendre sauf un mot, Paris évidemment. Elle nous explique que cette chanson raconte son arrivée à Paris. Go to the River, la chanson connue de son nouvel album, met le public en joie, surtout moi !

Pour le rappel, le groupe s’installe par terre en arc de cercle vers le public en nous souhaitant les bienvenues dans leur maison ! C’est vrai qu’on se sent vraiment avec eux, dans leur intimité, dans leur groupe d’amis uni et heureux.

Elle nous explique que son appartement à Paris était très petit et donc il y avait une place très limitée pour jouer. Ils nous jouent deux chansons, dont le titre très attendu New Soul, où le public se fait un plaisir de chanter avec le groupe. Après un second rappel, Yael et ses amis se retirent, laissant le public le sourire aux lèvres, qui rêvera du Japon, de l’Israël et d’un petit appartement parisien rempli d’instruments.

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