Le week-end de Pentecôte à Saint-Brieuc est traditionnellement animé par le Festival Art Rock. Cette année, pour sa 28ème édition, j’ai décidé d’y participer en tant que bénévole.9-10-11-12 juin

Bien que les souvenirs soient déjà confus et malgré la très mauvaise qualité de mes quelques photos, je vais tenter de vous faire un petit report/journal de bénévole. Pour, qui sait, peut-être retrouver certains d’entre vous dans la ville briochine l’année prochaine ?

Déjà, pourquoi être bénévole cette année et ne pas avoir tenté les autres années ?  Car :

1. les examens et autres CDD ne s’intéressent pas aux dates du festival pour nous laisser du temps libre ;

2. ben.. j’hésitais entre les soirées proposées et mon budget chômage ne permet pas trop d’écarts, et vivre un évènement de ce genre de l’intérieur est enrichissant (qu’importe le poste que l’on a !).
 

Acte 1. L’avant “rush”..

Théoriquement, prise de poste à 14 h le mercredi 8, puisque j’étais dans l’équipe “partenariat”, c’est à dire l’équipe devant accrocher bien en vue les banderoles des sponsors et les enlever vite fait bien fait une fois les festivités clôturées (ou presque). Rencontre de l’équipe, tour de terrain.. Ben, rien n’est prêt. On attaquera demain finalement 🙂

Jeudi 9, on déroule et on accroche. Et enfin, on a nos sésames : badges et pass pour les spectacles ! En fait, il y a la soirée d’ouverture.. mais un peu hors service, j’ai lamentablement séché ce soir là.

Vendredi 10, finitions et c’est partiiiiiiiiii!

 

Acte 2. Les lives !

Vendredi 10 :  Je ne suis pas allée à tous les concerts : pas vraiment possible. De plus, ne connaissant pas la moitié des artistes présents, c’est vraiment un weekend découverte.

Je commence donc par le forum de la Passerelle, concert gratuit avec Boogers. Et ben, pour un premier concert, ça envoie grave : de la guitare, des jeans déchirés, des jeunes rebelles qui tentent un peu de pogoter (la configuration du forum ne s’y prête guère) ; l’heure passe vite et on aurait bien apprécié un petit rappel, mais bon… A revoir dans un live exclusivement pour lui. L’avantage des spectacles & autres en hyper centre, c’est qu’on peut rentrer chez soi se poser (ou dans un des nombreux bars de la ville) avant les “grands” concerts. En plus, le temps est pluvieux.

Arrivée à la grande scène, place Poulain Corbion. Le collectif Staff Benda Bilili entame la fin de son show. Pour qui n’apprécie pas les rythmes africains, on est surpris par la vivacité et la joie de vivre de ces musiciens, pour la plupart assez lourdement handicapés : eux ne peuvent pas mais le public danse bien !

Puis le temps du rock arrive, avec The Jon Spencer Blues Explosion. J’ai peut-être des oreilles bizarres, mais le son est mauvais et la musique un peu trop brouillon. De plus, il a bien plu pendant leur set, (mais du coup le chapiteau se remplit vite). Vivement 23 h !

Et 23h enfin là, c’est The Hives qui rentre sur scène. Aaaaaaah, du bon rock avec des personnages un rien délurés, du son travaillé, un spectacle précis. Meilleur moment de la soirée, en reprenant les célèbres “Main Offender” et plus récemment “Tick Tick Boom”.

Pour ne pas gâcher ma soirée et éviter le son électro de Yelle, je retrouve  mes pénates pour ce vendredi :).

Samedi 11 : Damned, ça commence mal, j’ai loupé Lilly Wood & The Prick. Soit, ils repasseront par là :). Je m’approche donc du devant de la scène, mine de rien, il y a beaucoup plus de monde que la veille, et la météo est plus clémente.

Yann Tiersen arrive avec ses musiciens, moment assez magique, planant, calme et torturé… Si on fait abstraction de la voisine de même pas 15 ans, pleine comme un œuf, qui répète sans arrêt “c’est pas marrant”, on passe un moment génial.

Sur ce, je m’éclipse, Aloe Blacc, la soul, tout ça, c’est pas mon truc… Mais trop rapide dans mes activités j’arrive à me faire son set quand même. C’est de la soul, voix langoureuse, clin d’œil charmeur, le public est conquis (surtout les demoiselles), sauf qu’il y manque de la bonne gratte électrique pour me faire flancher.

Enfin, arrive le temps de Cali. On voit que c’est la tête d’affiche du jour : beaucoup de monde arrive encore. Il entre et c’est l’effervescence. Alors, OK, ses paroles sont à l’eau de rose pour la plupart, mais le son est bon, il y a des bons coups de grat’ et, surtout, le monsieur ne s’accorde pas une minute et court sans arrêt sur la scène. Avec The Hives, c’est sans doute le truc de la saison 2011 d’Art Rock. Petite nature que je suis, mes pieds me lâchent et je mets un lapin à Aaron. Pas grave, ils tournent assez pour avoir l’occasion de les revoir.

Dimanche 12 :  Coup de fatigue, dur d’émerger. Fin d’après-midi, on se lance et on va jauger le terrain, place de la Résistance. Durant tout le festival, il y a aussi une scène réservée aux musiciens du métro parisien (sorte de petit hommage à Fulgence Bienvenue, costarmoricain à l’origine du métro), située sous le chapiteau qui sert également de restaurant éphémère. En effet, les vendredi, samedi et dimanche, se “produisent” des pâtissiers, restaurateurs, crêpiers reconnus dans le département et même quelques chefs étoilés pour vous lécher les papilles : Rock’N’Toques 2011. Perso, j’ai pas résisté à un délicieux gâteau au chocolat garni de fruits exotiques, en forme de club, et son coulis de fruits rouges, on en redemande…

Au final, malgré le pass qui donne accès à tous les spectacles payants, je préfère écouter un groupe de la RATP, très sympa.
Pour une fois je laisse mon aversion pour le jazz de côté, ça swing bien, bonne communication, petite reprise joyeuse de “Il en faut peu pour être heureux”. Mais faute de programmation précise, je ne pourrai vous dire le nom exact (au vu des descriptions sur le site, ça devrait être soit Bazar et Bémols, soit Minuit Six heures).
Il y a aussi à côté la galerie de l’ancien Monoprix, dorénavant lieu d’exposition pour Art Rock (qui investit également le musée d’arts et d’histoires) cette année c’est Miss Tic qui est à l’honneur (qui a au passage laissé sa trace sur les murs du centre ville), c’est elle aussi qui a dessiné l’affiche pour l’édition 2011. La galerie reste ouverte jusqu’au 16 juillet !

Et puis, on va voir ce qui se passe à Poulain Corbion. J’arrive à la fin de Bryan Ferry, tant pis.. Le dernier groupe à fouler la grande scène entre en scène peu après 23h : The Klaxons, rock vitaminé et accrocheur.

Acte 3. The end

Je ne verrai pas la fin de leur passage : rendez-vous à minuit au bureau pour ensuite décrocher les chères banderoles (faudra peut être prévoir des gants de protections l’année prochaine tiens…). C’est hallucinant comment on peut mettre du temps à monter un tel site de festival, par rapport au temps qu’on met à en effacer la trace…

Assez contente de cette participation, j’imagine bien signer de nouveau pour l’année prochaine. Quant à la programmation, elle manquait sûrement d’un réel moteur pour attirer les foules (à moins que les révisions du bac, et la météo hasardeuse soit un vrai frein ?) : environ 3 000 entrées de moins que l’année dernière. Cela fait quand même 64 000 spectateurs !

Quoi qu’il en soit, rendez-vous les 24, 25 et 26 mai 2012 pour la 29ème édition du festival Art Rock !