Ce soir c’est une salle sold out qui accueille les Fatals Picards pour la deuxième partie de leur Coming Out tour.

C’est GiedRé qui assure la première partie des Fatals Picards. Je n’avais jamais écouté ce qu’elle faisait avant ce concert, mais j’avais beaucoup entendu parler de son univers totalement décalé et trash. Une chose est sûre, je n’ai pas été déçu : c’est plus que trash, c’est plus que politiquement incorrect, c’est subversivement drôle. Le contraste est tel entre la petite voix fluette de GiedRé et la vulgarité des paroles que l’on est au sommet de l’art. Et je ne vous parle même pas du look de la miss : elle porte une véritable chemise de nuit de grand-mère comme on n’en fait plus et elle est entourée de bibelots aussi kitchs les uns que les autres, avec bien sûr une note de mauvais goût, sinon cela ne serait pas drôle. Le public adhère totalement à l’humour de GiedRé et beaucoup de personne sont venues autant pour elle que pour Les Fatals Picards. Bref, j’ai passé un bon moment en compagnie de GiedRé et de ses “chansons pour enfants sourds”.

Après une petite pause, c’est au tour des Fatals Picards de monter sur scène. Cela fait un moment que je n’ai pas vu Les Fatals Picards, presque deux ans, et ça me manque un peu. Dès le premier titre, Noir(s), le groupe est au taquet. Paul, le chanteur, ne reste pas en place, un vrai clown électrique, plus fort que le lapin Duracell. Les vannes fusent, tout est bon pour sortir un bon mot ou la transition la plus absurde. Et je ne vous parle même pas des fausses crises de jalousie de Paul, qui, en bon chanteur de rock mégalomane qui se respecte, ne veut pas que l’on prenne en photo Yves, le bassiste, et encore moins Jean-Marc, le batteur ! Il se fera quand même éjecter par les autres sur Mon père était tellement de gauche, la chanson de Jean-Marc en hommage à son père (ou pas).

Comme à chaque concert des Fatals Picards, le public est mis à contribution. Que serait Les bourgeois sans le bourgeois “à lunettes avec un appareil photo qui va sur internet” ou encore La sécurité de l’emploi sans un prof dans l’assistance ? Et imaginez la joie de Paul quand une personne du premier rang a sorti un drapeau du Che pour Hasta XXL.

Je prends vraiment mon pied pendant le concert, moi qui voit le groupe une fois par an sur scène et qui ne l’écoute à peu près jamais, je reprends les refrains en cœur et je suis même heureux d’entendre certains titres que j’apprécie. Ah, C’est l’histoire d’une meuf ! Cool punkachien !

Un petit rappel et Les Fatals Picards clôturent le show par le devenu culte Bernard Lavilliers. Pour conclure, Les Fatals Picards, c’était moins vulgaire que la première partie mais ça secouait aussi ! Je ne regrette absolument pas d’être venu ce soir : avec les deux groupes, mes zygomatiques en ont pris un coup et tant mieux !

Setlist :

  1. Noir(s)
  2. Le combat ordinaire
  3. Les bourgeois
  4. C’est l’histoire d’une meuf
  5. Coming out
  6. Hasta XXL
  7. Prince du parc
  8. 30 millions de punk (punkachien)
  9. Mon père était tellement de gauche
  10. La France du petit Nicolas
  11. 1983
  12. Le retour à la terre
  13. La sécurité de l’emploi
  14. La française des jeux
  15. Premier de la glace
  16. Seul et célibataire
  17. Boum
    [rappel]
  18. L’amour à la française
  19. Bernard Lavilliers

GiedRé

Les Fatals Picards

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