Je vous ai déjà dit à quel point j’étais fan de Shazam ? Alors que ce soit clair, le but de cette chronique, qui s’annonce quelque peu bordélique, n’est pas de faire la promotion d’une de ces applis qui font de la pub leur moyen d’exister, quitte à lui consacrer 1/4 de l’écran du medium utilisé, alors que les premières versions étaient totalement gratuites et libres… de pub. Bref, tel n’est pas le but, Shazam est sans doute une appli parmi d’autres (apparemment y’a aussi SounHound etc…) mais qui permet surtout et avant tout de découvrir, stocker, oublier, puis redécouvrir un nombre incalculable d’artistes et parmi eux de petites perles. C’est plus le procédé, l’outil et ses résultats qui m’intéressent que l’appli en elle-même, comme vous le savez mieux que moi y’en a plein d’autres.

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Souvenez-vous d’il y a quelques années, pas de smartphones (pour les plus antédiluviens d’entre nous), on est tous branchés sur la radio de notre baladeur à cassette, radio plus ou moins bonne suivant nos goûts, mais surtout tributaires à la fois du gars à l’autre bout des écouteurs qui nous impose ses choix, et aussi des majors qui versent de généreux bakchichs aux radios pour gentiment passer leurs titres. A cette époque là, on écoute d’une oreille discrète avant d’être accroché éventuellement par un son, des fois on note des trucs sur un vieux bout de papier, puis on le perd dans le sac de sa copine avant d’oublier définitivement son existence. Depuis, rien n’a changé niveau radio ou presque, par contre le smartphone a fait son apparition et avec lui le moyen d’enregistrer, identifier, stocker et éventuellement acheter un titre, même si on a l’air un peu c*n au moment de l’enregistrement, debout sous l’enceinte du bar PMU du coin téléphone au bout du bras. Je vous jure, un jour ce sera la mode :).

Donc ma façon d’utiliser Shazam, c’est d’enregistrer des trucs qui passent, un peu partout, des sons qui attirent mon attention au détour d’un coin de rue ou d’un café, parfois même au supermarché ou en voiture, oui, j’avoue, Shazam c’est Whenever, Wherever. Je ne suis pas un grand obsédé, mais il n’empêche.

Et grâce à cet outil qui ne cesse de m’émerveiller, j’ai découvert, entre autres, Alameda, qui sont devenus l’objet principal de ma groupitude depuis, ou encore Agnès Obel, Frazey Ford, Ben Howard … et c’est aussi grâce à ça que je redécouvre les titres de ma jeunesse, comme un bon vieux Violet de Hole, oubliés dans un coin grunge de ma mémoire, au même endroit que feux mes cheveux longs et mes jean’s troués. Ce que je trouve marrant également, c’est d’enregistrer un morceau, l’oublier, le redécouvrir six mois plus tard en se disant “Tiens, j’ai déjà entendu ça, c’est pas mal”, ou pire, dire qu’on ne connait pas à la personne qui est en train de vous le faire écouter alors qu’on l’a depuis des lustres dans son téléphone. Ben Howard est en ce qui me concerne un cas d’école. Bref, venons-en au fait, après cette interminable introduction verbalistique où même un politicien de droite ne retrouverait pas ses arguments anti-mariage gay.

C’est un ensemble de découvertes plutôt folk-rock que je vous ressors de mon téléphone et que j’ai eu un peu le temps d’explorer, mais pas assez pour en faire trois chroniques. Il y a tout d’abord Angus and Julia Stone, australiens de leur état qui distillent une pop douce mais très largement efficace, à écouter un chocolat chaud en main, au coin du feu en ce mois de Janvril particulièrement rigoureux. Pas tout récent mais quand même, leur second album Down The Way est de très bonne facture avec un équilibre très juste de guitares folk et de voix intimistes.

Ensuite, on trouve à ce panthéon numérique de presque printemps un petit groupe qui monte doucement mais surement : The Lumineers. A l’image de Of Monsters And Man, The Lumineers sont une sorte de fanfare en miniature pleine de joie, dotés d’une soupçon un peu rétro qui n’est pas sans rappeler The Mamas And The Papas comme modèle du genre. Lumineux, leur titre phare est sans contexte Ho Hey, qui évoque de suite un carton scénique où la foule reprend en chœur un refrain somme toute plus que facile à retenir (et je pense que le début de cette phrase va en faire mourir un certain nombre du cancer du rire tellement elle est recherchée et originale). Ils disposent d’un EP plutôt bien fourni et tournent à guichets fermés un peu partout, une valeur montante. J’en veux pour preuve une petite session live sur l’excellente radio KEXP. On peut aussi mentionner Stubborn Love qui est un petit bijou valant également le détour.

Enfin, il reste cet ovni musical au nom improbable d’Asaf Avidan And The Mojos. Etrangeté d’une voix androgyne haut perchée et nasillarde que l’on confondrait volontiers avec celle de Janis Joplin. Si étrange que je me suis demandé un moment si cet Israëlien d’origine était un homme ou une femme. Puis Taratata est venu à mon secours (après Shazam bien entendu) pour répondre, avec beaucoup d’émotion, à cette question, au travers d’une interprétation d’une rare intensité de Reckoning Song.

Son album, du même nom, est un mélange hétéroclite de titres plutôt rock et de balades du genre, toujours supporté par cette voix si particulière.

Trois belle découvertes, auxquelles j’ajouterai bien volontiers Ellie Goulding, dans une version plus pop commerciale, mais que je vous laisse Shazamer par vous-même !

En bref, les outils c’est bien, savoir s’en servir, c’est encore mieux… et mangez des fruits, aussi !

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