Parfois, on ouvre des mails, on ne sait pas trop pourquoi. L’accroche est plus alléchante que celle des dix autres qu’on a déjà reçus dans la matinée, ou alors on n’a pas vraiment envie de bosser, ou encore on en a marre d’écouter et ré-écouter les MP3 qui traînent sur l’ordinateur et on cherche de la nouveauté… Peut-être pour une de ces raisons, peut-être par hasard, un beau matin j’ai ouvert un mail, puis cliqué sur un lien. C’est comme ça que j’ai découvert Noiseless, un groupe de punk-rock-grunge (j’ai déjà dit plein de fois que j’étais nulle pour catégoriser la musique hein d’abord :p ) fort sympathique.

Noiseless, c’est un trio rock qui se décrit comme faisant du “power rock alternatif” (ce qui vaut bien ma tentative de classement à moi, en fait 🙂 ). On ne sait pas grand-chose d’eux, à part qu’ils sont originaires de Lille, que le groupe existe depuis 1999 et qu’ils préfèrent faire des concerts. Des ch’tits donc, qui font du rock un peu crade (oui, un peu comme Nirvana, ça c’est fait) mais agréable à écouter. Discret mais prolifique, le groupe a déjà trois EP à son actif : Please datant de 2005, Noiseless, sorti en 2012, et le petit dernier, Bleed My Earz, sorti en 2013. Et les garçons connaissent leur affaire : les riffs de guitare sont bien présents, la batterie donne le rythme et l’énergie qu’il faut, la basse souligne le tout. Et au milieu de tout ça, le chanteur crache ses tripes dans le micro, en anglais (mais je comprends à peu près tout ce qu’ils disent). La voix est un peu rauque, bien maîtrisée : parfois toute en puissance, parfois plus en retenue, les titres s’enchaînent tous seuls !

Le rock de Noiseless, c’est le genre de rock qui vous donne envie de renouer avec votre adolescence, avec les jeans troués aux genoux, les cheveux longs plus ou moins gras, la barbe mal taillée (pour les garçons), la bière “pouce levé” de la supérette d’à coté (celle où on pouvait aller à vélo parce qu’on n’avait pas le permis). C’est une sorte de madeleine de Proust aux relents de bière éventée et de fumée de cigarette, qui sent bon les soirées qui font mal aux cheveux le lendemain ; les soirées dont on traîne les courbatures et les bleus pendant une semaine parce que les pogos étaient trop violents pour nous, mais qu’il n’était pas question de quitter la fosse. Les soirées dont on ne se rappelle plus grand-chose, mais qui donnent envie de recommencer. Noiseless, pour moi, ça évoque tout ça. Et ça donne envie de remettre le CD sur Play encore une fois, ou d’aller les voir en concert, même si c’est sûr, on va encore mettre une semaine à se remettre de la soirée parce qu’on a plus quinze ans et qu’on est trop vieux pour ces conneries !

 

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