Le 13 juin au Café de la Presse, près de Bastille, c’était chaud et humide. Squid and the stereo sur scène, ça tient la route, c’est même en béton armé et ça fait frémir les foules.

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Le cadre est plutôt convivial, un café juste en face du port de l’Arsenal. La terrasse est remplie à ras bord et dépasse presque sur la chaussée. L’ambiance ce soir-là est nonchalante et enjouée. La scène est au fond du café, une petite estrade qui ne paye pas de mine mais qui a laissé assez d’espace au groupe pour faire le show.

Squid and the stereo c’est d’abord Goulwen (alias Squid), Diane Villanueva et Arok. Le trio s’est formé en 2011, chaque membre intervient aux pads, Arok et Goulwen gèrent également les prods et on retrouve Diane au chant soutenue par le rap précis de Goulwen.

L’ambiance globale est survoltée. Goulwen a mis son plus beau T-shirt à pois, Diane est sublime, Arok est solidement campé derrière ses machines. Le son alterne entre des résonances très pop, une enveloppe musicale ancrée dans l’électro et un rap au flow punchy et maîtrisé. On pense entre autre aux sons de Kracked Unit ou The Name. Sur la scène Arok est derrière un bloc lumineux qui change de couleur au gré de l’atmosphère des morceaux. Diane gère les pads quand Goulwen rappe et inversement. Celui-ci nous régalera d’une session de flûte traversière interprétée en live. Le contraste avec le rythme électro est grisant et laisse le public bouche bée. Les deux chanteurs n’hésiteront pas à plusieurs reprises à se mêler à la foule qui s’en trouve surexcitée. Les effets de lumières sont époustouflants et participent à l’atmosphère électrique de la performance.

Si les morceaux studio ne rendent pas compte de l’énergie qui s’est dégagée, ce soir-là, sur scène, on conseillera quand même aux curieux d’aller nettoyer leurs oreilles avec leur EP Karma. Une mention spéciale à Pitch Wheel qui donne un bon aperçu de l’étendue du talent de ce groupe. Les clips sont complètement déjantés et méritent également le détour (on vous recommande l’ambiance sales gosses de Pitch Wheel et on fait une dédicace au loup de Karma). Vendredi soir, Squid and the stereo nous a rendu fous avec leurs morceaux énergisants et notamment Steel Factory qui a suscité l’hystérie. Les corps se déchaînent et l’on quitte un peu terre au milieu de toute cette folie.

On retrouve un côté heureux et désinvolte dans l’ambiance. On pense à C2C dans une posture plus sincère ou Die Antworth en moins trash. Une électro joyeuse et enjouée qui vient satisfaire pleinement nos cellules auditives et nos corps qui ne demandent qu’à danser. Une vraie bonne découverte scénique. Une saveur dont on est déjà fan.

 

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