Oyez, oyez braves gens ! Ce quatre décembre 2015 sort le nouvel EP des survoltés Squid and The Stereo intitulé SIGMA. Après les avoir découvert sur scène avec leur premier EP Karma (aperçu ici), on voulait en savoir un peu plus sur leur histoire et leurs influences. On vous emporte dans leur univers le temps d’une interview. C’est Diane, la chanteuse, qui nous livre ces infos toutes chaudes, prêtes à savourer.

 

Comment est né le groupe ?

Nous nous sommes d’abord rencontrés avec Goulwen par le biais de copains musiciens. Nous avons travaillé avec bassiste et batteur avant de se dire que c’était une erreur, et qu’il nous fallait un “machine man” pour rendre vraiment notre son électro et pas acoustique. Nous avons rencontré plusieurs DJs mais ça n’était pas encore ça. Il fallait notre petite étoile en plus. Du coup, quelques temps après, on a rencontré Harold et c’était le match parfait ! On a de suite commencé à bosser ! Harold vient de la techno-house, c’est vraiment le son qui nous manquait. Goulwen est plutôt geek, toujours à décortiquer tous les sons, peu importe le style, et moi je suis plus hip-hop old-school et électro-pop. C’est un trio électro/rap où nous nous efforçons de réunir nos trois énergies dans nos productions, comme sur scène.

 

Pourquoi ce nom : Squid and the stereo ?

“Squid” veut dire calamar en français. C’est pour la symbolique des tentacules, dans le sens où nous aimons toucher à tout et nous démultiplier dans notre travail, tous les trois. Nous avons notre petit secret de fabrication que nous gardons pour nous, mais cela permettra à chacun de se raconter son histoire.

 

Comment s’est faite la création de ce nouvel EP ?

On avait déjà sorti notre premier EP Karma, mais on avait envie d’aller, à la fois plus loin et plus à l’essentiel. On a fait plusieurs semaines de résidence-création en province où tout notre temps était dédié à la conception de ce nouvel opus. On avait chacun un espace et on se rejoignait une fois nos idées trouvées. On décidait alors de partir sur une base selon l’inspiration et ce qui nous plaisait. Après ce travail de défrichage, nous sommes allés en studio. Ces derniers mois, nous avons travaillé au Studio des Variétés près de Bastille, c’est un endroit que nous aimons beaucoup et où nous nous sentons comme à la maison.

 

Quelles sont vos influences ?

Nous sommes tous les trois très éclectiques dans toutes nos écoutes. On se rejoint sur beaucoup d’influences récentes comme Die Antwoord, Disclosure, Boston Bun, MO, Major Lazer, Burraka Son Sistema. Pour le rap c’est plutôt du old school comme Jurassic 5, Outkast et Roots Manuva. Nous puisons notre inspiration dans la culture street mais aussi dans la mode et toutes sortes de mouvements artistiques. D’ailleurs nous collaborons avec d’autres artistes d’univers différents tant pour notre live et nos clips que nos photos. Ce sont de vrais moments de partage et puis l’union fait la force.

 

Quelles sont les idées que vous souhaitez défendre avec ce nouvel EP ?

Cet EP nous tient vraiment à cœur à tous les trois, car c’est l’histoire de la symbiose de nos énergies et influences, une histoire humaine surtout. Il est pour nous le liant entre le rap, le chant, le hip-hop et la dance. Nous avons réussi à ne faire qu’un sur cet EP d’où le nom “SIGMA” qui vient de la lettre grecque, souvent utilisée pour désigner une somme, ainsi que notre pochette composée de la fusion de nos trois visages. On voulait casser ce côté un peu sucré et acidulé du premier EP pour laisser la place à des compositions et une atmosphère musicale, plus soignées et plus dans nos envies du moment.

 

Qu’est-ce qui change avec SIGMA ?

Comme je le disais avant c’est vraiment cette fusion de nous trois. Mais fusionner et ne faire qu’un c’est aussi un apprentissage pour ne pas frustrer les uns ou les autres, tout en écoutant les envies de chacun. Je dirais donc que ce qui change avec SIGMA, c’est sûrement une maturité plus importante, avec du recul aussi par rapport à tout notre travail avec le premier EP, qui était plutôt une rencontre de nos trois personnages. Maintenant, on sait où on va et on fonce !

 

On découvre un texte en français sur Inside Noise, c’est une première, pourquoi ce choix ?

L’idée est venue d’un challenge que j’ai lancé à Goulwen : “Et si on essayait en français ? Après tout c’est notre langue maternelle !” Après plusieurs hésitations, il a relevé le défi haut la main et avec grand plaisir. Du coup maintenant, si les textes sortent en français, ils restent en français mais j’avoue que par rapport à notre musique, on a quand même un penchant pour l’anglais !

 

Qu’est-ce qui vous a séduit dans le clip de Fame ?

Tout d’abord c’est Goulwen notre geek rappeur qui l’a réalisé. Nous voulions quelque chose qui tranche radicalement, un visuel beaucoup plus binaire et un montage très rythmé, presque machinal, à l’image du single. Le choix du noir et blanc nous détache du trip fluo et sucré et amène le groupe sur quelque chose de plus cru et plus incisif. L’idée de base était de représenter le côté cyclique et l’esprit “machine vivante” de Fame, avec cette esthétique épurée, saccadée et froide. La vision kaléidoscopique amène cette notion de répétition et permet de créer des images folles, juste par tâtonnement. La sensation psychédélique du kaléidoscope associé aux flashs lumineux récurrents symbolise l’état de transe que l’on peut ressentir sur le dancefloor.

 

Vous soignez beaucoup vos clips, l’image fait aussi partie du groupe ?

L’image est très importante pour nous car c’est comme une extension à la création, le packaging quoi ! Ce qui ne fait pas tout. Mais parfois, c’est ce que l’on voit en premier. Il y a aussi une vraie envie de proposer quelque chose de vivant et inventif. Pour cela, nous nous entourons beaucoup comme je le disais avant, que ce soit avec des coachs scéniques, des réalisateurs talentueux pour nos clips, des créateurs de mode pour nos tenues de scène, des photographes pour nos photos de presse ou encore un savant fou pour nos objets connectés. C’est très excitant et enrichissant d’aller plus loin dans la proposition et de travailler avec d’autres gens qui nous apportent des techniques incroyables ! Pour nous, c’est vraiment avant tout une histoire de partage.

 

Comment se passe l’accueil de l’EP sur scène ?

Nous sommes souvent très bien accueillis sur scène et, avec ce nouvel EP, on va dans une atmosphère plus dancefloor encore. Il arrive quand même à toucher pas mal de gens différents, tant dans l’âge que dans la culture, et ça c’est assez kiffant.

 

Qu’est-ce qui se profile pour la suite ?

Des concerts à venir à Paris et en province, des résidences de création pour perfectionner notre live, des nouveaux morceaux car on pense déjà au troisième EP et surtout, on vous a concocté un nouveau clip prévu pour début 2016, on espère qu’il vous plaira.

 

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