Publié le 21 octobre 2014 à 13:30 par Suke #Patti Smith #Poésie #Punk #Rock
Il y a tout juste 68 ans, naissait une certaine Patricia Lee Smith à Chicago dans l’Illinois, d’un père employé de bureau, ancien danseur de claquettes et d’une mère serveuse, ancienne chanteuse jazz. Elle va traverser les décennies et l’Amérique des années soixante à nos jours pour devenir la chanteuse et artiste Patti Smith que l’on connait. A ceux qui n’ont jamais entendu parler d’elle, ou seulement de loin en loin, à ceux qui n’accrochent pas avec sa musique, aux sceptiques et aux critiques, voici quelques éléments qui permettent de comprendre ce qui fait de son oeuvre un pilier de la culture rock.
De l’éducation religieuse qu’elle reçoit de sa mère, elle gardera un côté un peu mystique, voire ésotérique qui peut autant fasciner que déranger. Elle arrive à New-York à l’âge de dix-neuf ans, ses rêves de devenir institutrice s’étant quelque peu envolés en chemin. A Big Apple, elle croise le regard et le chemin d’un certain Robert Mapplethorpe, qui deviendra un photographe célèbre. Elle décrira en détail leur rencontre et leur relation dans le livre Just Kids sorti en 2010. Elle commence à travailler comme vendeuse et s’installe avec Robert au fameux Chelsea Hotel. Ensemble ils dessinent, peignent, écrivent et créent, se nourrissant de leur créativité mutuelle. Patti Smith posera pour de nombreuses photos de Mapplethorpe. Ils traînent au Max’s Kansas City et au CBGB, alors célèbres clubs où une communauté d’artistes underground se retrouve.
En 1970, elle écrit des poèmes et se rapproche du groupe des St Mark’s Poetry Project, avec qui elle participe à une représentation théâtrale. Elle aborde la musique via l’écriture de chansons et ses échanges avec les membres du groupe Blue Öyster Cult, mais aussi en écrivant des articles pour les magazines Rolling Stone et Creem Magazine. On a là le premier pilier de son oeuvre, constitué par l’écriture poétique et la chanson perçue comme une mise en musique de poèmes. C’est aussi ce qui rend parfois difficile l’immersion dans le travail de Patti Smith.
Entre 1970 et 1974 elle propose de nombreuses lectures publiques de ses poèmes, soutenue dans sa démarche par Mapplethorpe, depuis devenu plus son ami que son amant. C’est aussi la période où elle rencontre Sam Shepard, un dramaturge avec qui elle travaille sur la pièce de théâtre Cowboy Mouth. 1974 donne le jour au Patti Smith Group qui se trouve être la poursuite du travail poétique de l’artiste, et de sa mise en musique par le guitariste Lenny Kayle. Avec Ivan Kral à la basse, Jay Dee Daugherty à la batterie et Richard Sohl au piano, ils enregistrent leur premier single, Hey Joe/Piss Factory, le 5 juin 1974. Le premier album du groupe sort en 1975, il s’intitule Horses et reste encore aujourd’hui une référence du punk-rock.
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HEDDERWICK Christine dit :
Bravo pour votre article. Je dois rédiger un essai en anglais, j’ai choisi PS… Merci à vous.
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Bravo pour votre article. Je dois rédiger un essai en anglais, j’ai choisi PS… Merci à vous.