Découverts cet été lors de leur concert à La Boule Noire, les Pungle Lions nous avaient bien impressionnés par leur prestation scénique. On a pu échanger avec Damny, chanteur du groupe. Accessible, et plus que sympathique, il nous a parlé reggae, Jamaïque et vinyle. On vous laisse découvrir tout ça.

Bonjour Damny, peux-tu nous présenter un peu ton groupe, Pungle Lions ?

En fait, on s’est formés après la fin du groupe La Phaze en 2012. A l’époque, on s’est revus pas mal avec Rouzman le batteur du groupe, et on a commencé à enregistrer quelques titres ensemble. Ces titres étaient plutôt sur des bases de chansons que j’avais travaillées, et dont je ne savais pas trop quoi faire, mais qui me plaisaient bien. Donc je les lui ai faites écouter et on a enregistré ça, sans pression, de manière assez ludique. De fil en aiguille, on s’est donné rendez-vous pour faire deux titres par mois, avec un original et une cover à chaque fois. Après trois ou quatre mois, on a posté un truc sur sur internet, puis on a distribué un peu numériquement. L’histoire a grossi un peu et on a eu des propositions de labels, de tourneurs. Il s’est écoulé environ un an et demi depuis, et pendant ce temps-là on a enregistré beaucoup de chansons. On a enregistré en tout vingt-et-un titres, pour en garder quatorze qui seront sur l’album qui sort en avril. L’EP qui sort dans deux jours est un peu un avant-goût de cet album.

On vous avait découverts à la Boule Noire en juillet avec un son reggae-ska très différent de celui de La Phaze, qu’est-ce qui t’as orienté vers ce type de musique ?

Ça fait partie de la musique qu’on écoutait, même dans le camion avec le groupe La Phaze. On écoutait toutes sortes de musique, et pas mal de reggae, de punk-rock et de ska-rock-steady. C’était un peu le son originel de ma culture musicale et de celle de Guillaume. Après, moi je ne voulais pas faire une redite par rapport à La Phaze. Je trouvais ça un peu incohérent de faire un nouveau groupe et de continuer à proposer exactement la même chose, dans ce cas-là il aurait fallu continuer La Phaze. On est donc dans quelque chose d’un peu nouveau mais qui reste en lien, car dans La Phaze, il y avait quand même un aspect un peu chanson. On n’était pas dans de l’électro pure, donc ce n’est pas si éloigné. C’est peut-être au niveau de la couleur musicale que ça change. C’est un peu plus large, un peu plus accessible, un peu moins dur, c’est plus léger.

On avait beaucoup apprécié votre reprise de Two Princes, qu’est-ce qui vous a décidés à reprendre ce morceau ?

A chaque fois qu’on s’est retrouvés avec Guillaume pour enregistrer chez moi, on avait un titre original, qui était là pour être mis en forme, et à chaque fois il fallait qu’on trouve une cover. Souvent ça se décidait dans la journée, on faisait les choses de manière très spontanée. Quand on se voyait, à chaque fois on faisait tout en deux jours. Il arrivait qu’il y ait des arrangements un peu plus longs, mais le tout s’est fait assez instinctivement. Chacun arrivait avec ses idées, et un jour on est tombés dessus à la radio. Ce titre-là est vraiment hérité des années quatre-vingt-dix et du coup, on s’est dit, pourquoi pas en faire une version complètement différente et qui soit à notre sauce ?Ça s’est fait un peu par hasard, et il s’avère qu’au final ça pouvait coller, super bien même. C’est dans l’héritage de ce qui se faisait dans les années soixant-dix, quatre-vingt. Tous les reggaemens en Jamaïque reprenaient les standard de, par exemple, la Motown, ou des gros labels américains, et faisaient des versions reggae, ska ou blue-beat ou autre. D’ailleurs ça continue à se faire. Si tu vas en Jamaïque, tu as le dernier Rihanna qui va être réadapté à la sauce ragga-dancehall du moment. C’est un peu une tradition et nous, on a voulu reprendre un peu cette idée-là.

Je crois que vous avez aussi sorti une version vinyle de vos titres, également ?

Oui, on a sorti un quarante-cinq tour inédit sur Oh the Light!, qui est vraiment un quarante-cinq tour à l’ancienne avec une face originale, et une face instru. On l’a sorti en série limitée, cinquante copies, un peu plus, et tout est parti. On va le faire, je pense, de temps en temps sur la tournée. Faire du pressage limité qui partira uniquement sur la table de merchandising et un peu de vente en ligne pour ceux qui seront les plus rapides à vouloir l’objet. En plus c’est vrai que le vinyle c’est quand même un bel objet, ça correspond à l’aspect un peu vintage de ce qu’on fait, donc on veut en sortir régulièrement. L’album sortira en vinyle d’ailleurs.

L’EP dans deux jours, l’album en avril, il doit y avoir pas mal de concerts de prévus ?

Oui ça commence à arriver. On démarre la tournée le 27 mars chez nous à Nantes aux Ferrailleurs. Après on est sur Paris, on fait notamment la première partie de Nina Hagen au Bataclan. Après on part à Barcelone pour deux concerts, puis on remonte ensuite en France. Il y a quelques dates aussi au mois d’août, ça commence à bien pousser au niveau des concerts, donc c’est cool.

 

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