Le festival Magic Bus est une véritable institution grenobloise. Il se tient toutes les fins mai sur la place de l’Esplanade depuis maintenant dix-huit ans et constitue un rendez-vous incontournable des festivals du début d’été. Quatre groupes se partageaient la scène ce 24 mai, deuxième jour du festival et premier sur l’Esplanade, avec un petit vent venu de l’est de l’Europe, mais pas que.

La soirée commence tout doucement avec le rock des grenoblois de Picky Banshee que je n’ai pu malheureusement pu entendre que de loin.

L’interplateau est animé par Palavas Vegas, un groupe hétéroclite et délirant qui se réunit autour d’un DJ et deux caravanes pour mixer tout et n’importe quoi (surtout n’importe quoi). Dès le premier set, ils invitent le public à monter sur la scène, offrent des cartes postales (de Palavas !) et mettent, il faut le dire, une ambiance qui sera de plus en plus chaude à chaque interplateau (la bière qui coule à flots doit aider aussi). Sur le côté, on maquille à grand coups de paillettes, d’aloé et de sucre, ce qui ajoute au côté kitsch de l’ensemble.

La grande scène accueille ensuite Sidi Wacho, groupe de rap-cumbia franco-sud-américain qui, dès les premières notes, donne la couleur latino de leur set. Entre cuivres, accordéons et cavaquinho, les phrasés, tantôt en espagnol, tantôt en français, s’enchainent sur des samples parfaitement calés. L’ensemble n’est pas sans rappeler La Rue Kétanou d’ailleurs. La foule est conquise, surtout lorsque Juanito apparait grimé en catcheur mexicain et que le titre de leur dernier album – Bordeliko – “se gonfle” en arrière scène. Une vraie réussite.

Changement d’ambiance avec l’arrivée de Soviet Suprem. Ça ressemble d’abord à un délire de potes, sur fond de Russie soviétique (ou pas), à base de costumes militaires, d’effigie de Poutine et d’étoiles rouges. Mais c’est avant tout une musique entrainante emmenée par les deux chanteurs Sylvester Staline et John Lenine (les noms n’ont pas été changés pour l’article) et appuyé par un ensemble samples, violon, videur de scène particulièrement efficace. Le premier rang, fermement accroché aux crash-barrières, est en feu et l’ambiance monte encore d’un cran.

Alors que Palavas Vegas achève son dernier set, Shantel prend place sur scène et commence à jouer sans donner son reste. Shantel vient des balkans, avec son lot de cuivres sur un fond rock bien amené. Il est quasi impossible de concevoir ce genre de musique sans imaginer l’énergie qu’elle véhicule. Shantel ne déroge pas à la règle et les morceaux Disko Partizani ou Disko Boy sont des emblèmes incontournables. Il est presque une heure du matin quand le groupe reprend à nouveau Disko Partizani pour une fin en apothéose. Le Magic Bus aura une nouvelle fois tenu toutes ses promesses.

 

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