Rares sont les occasions comme celle qui m’était présenté il y a quelques semaines.
En effet, je n’ai pas douté une seconde voyant la présentation de l’album de Damny au bar Le Ferrailleur situé au Hangar à bananes. J’avais décidé d’être présente à ce joli et émouvant moment, consécration pour Damny, et le premier album du label Couvre Feu Productions. Et n’oubliez pas que Damny nous avait fait l’honneur d’accepter une jolie interview.

Quel bonheur de se retrouver dans un lieu avec d’autres passionnées et amis réunis pour passer une bonne soirée en agréable compagnie et cela grâce à la musique !

_ Arrivée sur place, l’ambiance est là, on est en famille, entre amis (on aperçoit des visages connus, membres de la Phaze et autres qui se baladent …) Dans ce bar si sympathique … bonjour de ci de là…
_ “Tu verras, Damny est beau comme un Dieu ce soir !” C’était vrai, quelle élégance, quelle prestance ! Il parait ravi, comblé autant dire heureux !

Damny apparait devant nous tout de noir vêtu, beau, radieux. Certes les tatouages ne sont pas visibles, le style diffère de La Phaze (Mais on n’est pas venu voir La Phaze alors on s’en fiche !). On a affaire à un album noir et intimiste. On y plonge voire y sombre forcément en voyant la neutralité imposée par ce sobre décor et cette aura qui se dégage de la scène.
N’oublions pas qu’il est entouré de Grabs alias Dominique Morisset à la guitare, M. Chougue alias François Piriou à la basse et de Rouzman alias Guillaume Rousé à la batterie.

On démarre sur Again où Damny nous invite dans l’enfer. Bien que ce H24 pourrait nous amener à “perdre pieds”, on ne part nullement en enfer ! Cependant, nous avons l’envie insatiable de continuer ce périple, “chaque jour, chaque heure, chaque seconde”.
_ On poursuit avec Au large qui, au lieu de nous mener en pleine mer aurait tendance à ramener sur terre ! Une chanson assez incroyable, une plénitude qui se dissipe et laisse place à un vent rageur… Au fait, si vous ne le saviez pas, nous sommes des bitchs ! Entre représentantes de la gente féminine, on se jette des petits regards, ça donne presque envie de se cacher !

_ Tout le monde veut sa dose.

_ Agnostique quant à elle, est un hymne aux souvenirs, aux images. J’ai l’impression que, bien qu’elle soit propre, on peut se l’attribuer d’une certaine façon… Pas simple cette chanson, elle te prend le cœur ! Mais, c’est beau ! “Je la sens qui s’éloigne”…
_ Après nous être éloignés des côtes, on repart avec Flotter où nous basculons, et voyageons dans notre bulle, dans nos trous d’air … Nous naviguons dans ces méandres si étonnants, on est ravis, charmés après le poignant Agnostique.

_ Allez, on se donne un coup de boost ! Hasteroïdes bonjour ! Si vous aviez peur face à mes précédents propos de vous endormir, soyez soulagés, ce n’est aucunement le cas ! Et cette chanson en est une belle preuve ! Elle pulse aux oreilles, nous donne envie de danser (ou du moins bouger frénétiquement le corps!). On finit forcément par se demander de quoi on a l’air !

_ C’est Tchernobyl sous la ceinture.

_ Si on allait faire un tour aux pays des merveilles, ou du moins à J-4.
Une chanson parlée t’envoyant aux confins des lumières avec ces rythmes répétitifs, ces mélodies envoutantes… Simplicité mais beauté. On ne demande rien d’autre… On y croit “Tout recommencera…”
_ IL faut redescendre de nos nuages ! Nos paradis perdus est un cri à corps perdu ! Damny serait-il habité ? Des lumières mystérieuses, un déhanché, des riffs de guitares… Tout y est ! On aime ! Un de mes coups de cœur !
_ Particules et Au bout nous signalent que le voyage va prendre fin. C’est un “scandale” ! On ne veut pas que ça finisse…

_ Again and again

_ Mais là, jolie surprise, quelques notes se font entendre, sur le coup, je ne réalise pas en toute franchise. Les paroles arrivent, “D’heure en heure, l’apiculteur se meurt..” L’Apiculteur de Bashung vient clôturer cette belle soirée. Une version unique ! Enjoy !

Seulement, les Nantais en redemandent ! Et les revoilà pour deux chansons. Maintenant, il est temps de se dire au revoir ou plutôt d’un “On se retrouve tous au bar ?!” J’ai envie de dire, “Avec plaisir !”.

J’ai pris du temps pour écrire cet article. En effet, il est parfois difficile de retranscrire ce qu’on peut ressentir lors d’un concert… Je ne crois pas y être parvenu parfaitement, mais si cela vous a ne serait-ce qu’intrigué, écoutez Damny et délectez-vous ! Damny c’est de l’émotion à fleur de peau garantie atteignant les sommets de la perfection.

Merci @ Damny, @ Anne-Cécile Gros, @ Rue Tabaga et Couvre feu.

Photos : © David Gallard.

L’album photos du concert
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