Découvrir de nouveaux artistes n’est pas une chose facile. Et pourtant, ce n’est pas le manque de choix qui complique la tâche. Au contraire. Facebook, Twitter, e-mails. Pas besoin d’aller chercher l’info, elle vient à nous d’elle-même. Mais les journées ne faisant que 24h, et les miennes étant déjà bien remplies, je n’ai pas le temps nécessaire pour tout écouter, et donc, c’est selon mon feeling que je pré-sélectionne une paire de groupes et y prête une oreille attentive, délaissant tous les autres sans réelle raison.

Pourquoi WonderFlu a fini dans cette sélection ? Je ne saurais vraiment le dire. Un e-mail tout ce qu’il y a de plus simple. Pas de présentation pompeuse qui tenterait de me faire croire que leur musique est mieux que toutes les autres. Pas de mise en page limite grotesque pour attirer mon attention. Juste l’essentiel résumé en une phrase et lien, signé du groupe en personne. Oui, c’est à ne pas essayer de se démarquer que WonderFlu a réussi à le faire.

Me voilà donc sur leur site (leur vrai site hein, pas un MySpace !). La sobriété est de nouveau au rendez-vous. J’adhère. Et quand je découvre que leur album est en vente à prix libre, je tombe carrément amoureux. Oui oui, j’avoue : je n’ai pas encore écouté la moindre note que je suis déjà fan du groupe ! Allez, moquez-vous, mais n’essayez pas de me faire croire que vous ne décidez jamais d’aimer ou détester une chose avant de l’avoir essayée. Ca s’appelle un a priori, et je vous l’accorde, ça ne fait pas tout, mais ça contribue grandement à nos avis finaux.

Je commence donc par cliquer sur le bouton lecture de leur player MP3, et tandis que les premières notes de Running faster confirment mon sentiment positif à l’égard de WonderFlu, je m’en vais faire un tour plus loin afin d’en apprendre un peu plus sur ces gars-là.

Mais une nouvelle fois, en bon geek que je suis, je me laisse distraire. Comment ne pas jouer avec le bouton jour/nuit ? Ou ne pas cliquer sur celui où il est noté “don’t click please” ? Ces types me plaisent vraiment de plus en plus ! Si bien que je me retrouve à fouiner dans le code source de la page et commence à faire la liste des trucs qu’il faudrait revoir. Passons, je ne suis pas ici pour faire un audit de leur site web, rôle dans lequel je serais pourtant bien meilleur que celui de critique musical… mais là n’est pas la question !

Au fil de ma lecture, je commence à apprendre quelques infos sur le groupe. Il est composé de Gretch (basse), Santiago (guitare),  Greg (chant, guitare et piano) et Gaël (batterie). Et aucun d’entre eux n’aime se raser (si si, c’est important !). Lota Schwager (leur premier EP, celui qui me caresse les oreilles depuis quelques minutes maintenant) est auto-produit, distribué à prix libre via BandCamp, et le groupe encourage le partage piratage de son album !

Maintenant que, vous et moi, on arrive à situer le groupe, penchons-nous un peu plus sur sa musique (parce que oui, j’ai beau parler depuis tout à l’heure, je le sais que c’est juste ça qui vous intéresse !). Dès les premières notes, et sur 8 titres, WonderFlu savent vous renvoyer 20 ans en arrière, revisiter les 90″ (et quand je parle de 90″, je parle du meilleur des 90″ !) et nous font presque croire que Nirvana, Pavement ou même Sonic Youth sont de retour ! Oui, leur musique pue l’indie rock comme je l’aime, avec quelques relents de grunge ou de pop, mais juste ce qu’il faut.

Au final, WonderFlu c’est un de ces groupes comme j’aimerais qu’il y en ait plus. Des gars qui font une pu*ain de bonne musique, sans aucune prise de tête, simplement avec une bonne dose d’humour et une pincée d’utopie (et n’oublions pas, bien sûr, quelques kilos de talent !). Et je sais d’avance que les titres Running faster et Calling Raoul ne sont pas prêts de quitter ma playlist !

Allez, si vous êtes encore en train de me lire (si vous aviez tout compris, vous seriez déjà sur le site du groupe afin de les écouter), on va se quitter en image, avec une vidéo live de WonderFlu. D’ailleurs, il faut toujours que j’oublie quelque chose… la plupart des concerts de WonderFlu sont gratuits, vous n’avez donc aucune excuse pour ne pas y aller 🙂

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