Derrière le nom du projet, premièrement, se cache la plaisanterie évidente. Fesses B. fait référence aux Faces B enregistrées sur vinyles, soit généralement la version instrumentale du morceau enregistré sur l’autre face de l’objet, la Face A donc. Ainsi, Le Téléphone Arabe, en cinq titres et un concept, nous emmène à faire un tour dans son esprit jetlaggé. Trimbalé entre la France et le reste du monde, en décalage aux milieux des connards, de l’hypocrisie et du racisme ambiant, avec à chaque voyage le rap dans ses bagages, le rappeur ne nous épargne rien. Et le retour au pays sera difficile.

Avec son dernier EP The Project sorti en format numérique en janvier 2012, Hicham a.k.a Le Téléphone Arabe, livrait un objet bourré d’ « attitude », selon la définition noire du terme, à savoir agressif et rebelle. Ainsi, il intitulait chacun de ses morceaux du nom d’une paire de Sneakers (Nike Air Huarache, Nike Air Force One, Reebok Fury…)  ayant marqué son époque. Une manière d’afficher clairement son ambition en s’appropriant l’un des symboles les plus populaires de la culture américaine et du Hip-Hop. Dans Fesses B., il reprend ici l’idée, en baptisant chaque piste du nom d’une actrice de X célèbre tout en donnant à l’ensemble une autre direction. Dans le courant de l’année, le rappeur doit revenir avec un projet plus consistant et s’offre donc ici une petite pause légère, seulement en apparence…