Zebra est un caméléon. Bassiste de Billy the Kick et les Gamins en Folie, DJ virtuose dans la création de bootlegs enivrants, il revient sous une nouvelle identité et nous prend par surprise.

L’album regroupe Zebra au chant, à la guitare, à la basse et à la production rythmique, Monty au trombone, Nico P et Lorenz Rainer à la trompette et Willy D au saxophone. Zebra s’est donc entouré de cuivres solides pour proposer un nouveau son, le Mambo Punk. Il regroupe l’énergie brute du punk et les sonorités chaloupées du mambo dans un album de onze titres qui s’avale d’une traite. L’ensemble est efficace et direct et donne envie d’être vécu en concert. A la première écoute, j’ai retrouvé des sensations qui m’évoquaient pèle-mêle les premiers morceaux des Bérus, le swing de certains titres de la Mano Negra et l’insolence de Billy the Kick. Zebra a su retrouver cette énergie brute qui animait le rock français de la fin des années quatre-vingts. Ça sent la bière et la sueur.

L’opus s’ouvre avec Choisis ton camp, camarade, qui sonne comme un avertissement pour l’auditeur. Suit de près le rageur Peau de Zèbre, puis l’indolent et autobiographique J’étais un Voleur. On se laisse manipuler par Tu chantes comme une, qui sonne des accents machiste d’un vieux roublard à la Gainsbarre. Il s’essaye à la chronique politico-sociale sur Du sang sur les murs, et propose une auto-critique ironique et tranchante dans Chanson sympathique. On saluera le très joli Naked in Paris, soutenu par la douceur de la voix de Melo (du groupe Les Yuccas). Le répit est de courte de durée, car arrive bientôt Someone to Love qui donne une furieuse envie de danser. Le joyeux bordel continue avec Mambopunk, titre emblématique qui représente à merveille la folie du son proposé sur cet album. On termine la partie sur l’orgiaque Fête à la Maison, décapant, déconneur et dilettante.

Le son est brut, direct et sans concession. Les guitares et la batterie sont puissantes et furieuses. Les cuivres arrondissent les angles et enrobent le tout de chaleur et de sensualité. Zebra ne s’embarque pas dans de grands textes compliqués, le propos est cash, droit, à l’image du bonhomme. A la fois indécent et désabusé, Zebra se rit des modes et du système pour nous balancer un album qui réactualise la fureur du punk et la douceur du mambo. Un disque qui rappelle de vieux souvenirs d’enfance et de jeunesse. Zebra nous offre un album joyeux, libre et décomplexé, qui surprend dans le paysage musical actuel.

Tracklist

MPcover

  1. Choisis ton camp, camarade
  2. Peau de zèbre
  3. J’étais un voleur
  4. Tu chante comme une
  5. Du sang sur les murs
  6. Alleluia everybody
  7. Chanson sympathique
  8. Naked in Paris
  9. Someone to love
  10. Mambopunk
  11. Fête à la maison

 

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